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13 mai 2008

Retour !

Me revoici !!
Ca fait longtemps, mais entre les coups de chaud du boulot, et l'interface de blog qui ne répondait plus (Jamal dira que je n'ai pas su réinitialiser correctement ), ça doit bien faire un mois que je n'ai pas nourri ce blog.

Prochaine note demain ! D'ici là, joyeux soleil à tous. 

05 avril 2008

Trafic de livres, section vie privée

J'ai mis les mots clés qui appâtent le chaland dans le titre. Je suis sûre qu’un bon nombre de petits curieux vont être bien déçus en fin de note. Attrapés quand même !

Alors voilà ce que c’est quand on travaille de chez soi : on reçoit les livres à la maison et on les stocke… où on peut.
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J’ai la chance d’avoir des interlocuteurs adorables à la Poste de mon quartier. Elle fait sa fière, ma Polo, quand elle descend dans les sous-sols du centre de tri. Les sièges arrière rabattus, on dirait une vraie Kangoo !
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Pour vous donner une idée, ça représente un mois de livraisons… Par la Poste seulement et à l’exception des quelques paquets que le facteur parvient à caser chaque jour dans ma boîte aux lettres. Il faut y ajouoter les petits présents apportés par des transporteurs : coup de chapeau au fidèle Guy qui monte, impavide, les paquets de livres bien ficelés jusqu’au 6e étage (sans ascenseur) quand je ne suis pas chez moi pour les récupérer.
Le journalisme littéraire ? Un travail d’équipe !

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11:40 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : livres, polo

03 avril 2008

L'androgynie littéraire de Stace

Avec Les Garçons, Wesley Stace transforme l’essai !

Arrivé sur la scène littéraire française en janvier 2007, ce musicien folk publiait alors un premier roman dickensien, intitulé l’Infortunée : l’histoire d’un jeune homme, recueilli bébé et élevé comme une fille par une famille d’aristocrates de l’Angleterre victorienne. Succès immédiat : 40 000 grands formats et 60 000 poches ont été vendus. Il revient cette année avec Les Garçons, une histoire totalement différente qui évoque les destins croisés d’un petit garçon et de la marionnette d’un ventriloque.

Et c’est la confirmation : la presse a immédiatement salué la plume d’un déjà grand. Car Wesley Stace sait raconter des histoires, minutieusement structurées, passionnantes, à partir de sujets inattendus. Son nouveau roman part du thème de la ventriloquie, un art du spectacle aujourd’hui ringardisé ou pas encore revenu à la mode, et réussit à tenir le lecteur en haleine pendant plus de 400 pages : George est un petit garçon grandi sans père dans les années 70, entre une mère comédienne et primesautière, et une grand-mère ventriloque et dévorante. Mais George est aussi, et 40 ans plus tôt, le nom d’une marionnette qui a appartenu à son père aujourd’hui disparu.

Les Garçons rassemble les deux histoires qui se répondent et qui, fait troublant, sont l’une et l’autre racontées par leur protagoniste. Les voix de l’enfant et de la marionnette retracent ainsi peu à peu l’histoire complexe, grevée de secrets, de cette famille pas tout à fait ordinaire. De cette grande fresque intimiste, surgissent des questions plus sourdes et émouvantes, comme le délicat équilibre entre masculin et féminin, la difficulté d’être entendu quand on est enfant, la métaphore de l’écrivain qui par sa voix donne chair à ses personnages.

Mais si Wesley Stace avoue que ses personnages lui ont totalement échappé au cours de l’écriture, il est fier d’exhiber le « vrai » George, la marionnette qui a appartenu à son grand père, un ventriloque dilettante. Tout s’éclaire ? Même pas : le livre n’est pas une autobiographie, mais un roman passionnant et singulier.

02 avril 2008

Musiques !


Une fois n’est pas coutume, je pose mon livre pour vous donner une petite info… Musique.
Unn nouveau site de musique vient d’ouvrir et ce ne sera pas de la gnognotte. : il s’appelle the-rhythm.net.
Un découvreur de sons et un explorateur du web viennent de s’associer pour proposer un webzine consacré aux rythmes, aux découvertes musicales, aux nouvelles chapelles et aux pépites à ne pas manquer. Le mariage du geek et du Deejay, alias Antoine et Patrick. La production est pléthorique, « l’auditeur a besoin d’être guidé dans la découverte d’un nouvel environnement musical », dit le dossier de presse. "Le site est une première étape. Il va s'enrichir au fur et à mesure de sons, de références, de liens. Il doit être un lieu de dialogue, d'échange, de passionnés de musique qui désirent élargir leur paysage musical. A terme, le "live" est envisagé!", ajoute Antoine.
Il n’y a encore pas grand chose sur le site, il est ouvert depuis 24 heures, soyez patients, mais ça promet. Comment je le sais ? Je ne suis ni Patrick, ni Antoine, mais j’ai sous les yeux un beau dossier qui présente le projet et j’ai eu l’occasion d’apprécier le travail d’Antoine. Plus qu’une recommandation, c’est un pari que je fais ! Vous m’en direz des nouvelles…

16 mars 2008

Le salon du livre évacué !

Il y a vraisemblablement eu  un appel anonyme et l'organisation du salon n'a pas voulu prendre de risques ce dimanche où l'affluence était maximale au salon (apparemment plus de 15 000 personnes, mais ce n'est pas un chiffre validé ).

La suite, les photos sont , surle blog d'Arte auquel je collabore pour la durée du salon.

 

J'y étais, bande de petits veinards : vous allez donc profiter de mes célèbres photos floues...

15 mars 2008

le livre électronique et l’avenir du livre-papier

Il revient ! Abandonné pendant la première bulle de l’internet au début des années 2000, le livre électronique est de retour et cette fois ci pour de bon. Pour preuve, le Salon du livre de Paris en a fait l’un des thèmes phares de cette édition. Exit le papier ? Certainement pas pour tout de suite. Le secteur est encore embryonnaire : moins de 5000 supports de lecture auraient été vendus en France jusqu'à présent, toutes marques confondues. C'est une estimation, les chiffres sont encore jalousement gardés, sans doute trop riquiquis pour faire l'objet de fanfaronnades. Mais les vrais débuts datent seulement de la rentrée, avec l'offre couplée "abonnement au journal+ reader" des Echos.

 

8c7032c4241ec6eb9bcfc27177727c59.jpgMais bientôt, le lecteur aura le choix d’acheter un livre ou de télécharger un texte, qu’on appellera un « livrel », et qu’il lira sur un support numérique. Plus de gros livres dans son sac, on pourra embarquer sa bibliothèque en vacances, contenue dans le lecteur numérique, et réduire les encyclopédies au poids d’une plume. Imaginez le rêve pour une journaliste littéraire qui reçoit une benne de livres entre juin et août de chaque année (la fameuse livraison de la rentrée littéraire, toujours en progression)

 

 

 

 

 

Les étudiants américains y ont déjà trouvé des avantages significatifs en allégeant leurs sacs de cours. Voilà déjà une perspectiveceea5d47a927e7df4708390e52134ce9.jpg réjouissante pour les cartables des petits Français. Qu’on le veuille ou non, le livre à télécharger est bientôt une réalité. Mais si on voit encore peu (sinon pas du tout) de lecteurs dans le métro, c’est parce que les éditeurs français s’y mettent à peine.

 

 

 

 

 

98cd195d9f3c909e3f2569859cd1a730.jpgGoogle qui numérise des bibliothèques par pans entiers les inquiète, mais les succès américains et anglais de ces nouveaux modes de lecture les encouragent : aux Etats-Unis, Hachette propose déjà tous ses nouveaux livres en version téléchargeable. Le démarrage en France s’est fait du côté de la presse, avec la version e-paper des Echos lancée en septembre dernier.

 

 

 

 

 

Une fois les questions du droit d’auteur et de la chaîne de distribution du livre réglées, le prix des « readers » qui coûtent encore plusieurs centaines d’euros sera le dernier frein à la généralisation de ces lectures numériques.

 

Un sujet sur lequel on reviendra souvent sur ce blog... 

 


14 mars 2008

20 minutes for ever, Arte.tv pendant le Salon du livre

Ca ne vous arrive jamais, à vous, d'être invités chez des amis ?

Pendant la durée du Salon du livre, je participe au blog d'Arte pour raconter tout ce qui se passe sur l'espace des Lectures de dem@in. Je le confesse, je suis juste totalement mordue par les TIC. Le livre numérique, la dématérialisation, les nouveaux supports, l'avenir des médias... c'est mon "dada".
Ca tombe bien, j'anime quelques unes des rencontres proposées sur cet espace.

Le blog d'Arte, c'est là : http://blogs.arte.tv/livraisons/frontUser.do?method=getHomePage&blogName=livraisons

Enfin le don d'ubiquité permis par les blogs... 

20:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

13 mars 2008

Les héros flous de Joël Egloff

Vous a-t-on déjà pris pour quelqu’un d’autre ? Le héros du nouveau roman de Joël Egloff, lui, ça lui arrive tous les jours. L’Homme que l’on prenait pour un autre (Buchet-Chastel) raconte l’histoire d’un homme qui justement n’en a pas, d’histoire, puisqu’il est sans arrêt embarqué dans celles des autres. Quand un ancien malfrat le reconnaît comme Le Pouilleux, son copain de cellule, il devient ce camarade. Le facteur le prend pour un certain Pierre Simon ? Après s’en être défendu en vain, il finit par capituler, devient cet homme et reçoit les lettres d’amour destinées à ce monsieur Simon. Et le jour où, un peu ivre, il se trompe d’étage en croyant rentrer chez lui, il endosse en fait la peau d’un père de famille enfui plusieurs mois.

Le livre raconte au fond que nous ne sommes peut-être que ce que notre entourage projette sur nous, avec son lot de fantasmes, d’intentions et d’attentes. Avec simplicité et absurde, ses armes favorites, Joël Egloff pousse l’expérience jusqu’à son paroxysme en dépouillant son personnage de tout for intérieur. Ses personnages, poétiques à force d’être largués, sont embringués sans révolte dans des vies qu’ils ne choisissent pas. L’Homme que l’on prenait pour un autre distille ce charme léger, teinté d’humour et de désespoir, qui en fait un livre terriblement attachant. C’était aussi le cas du héros de l’Etourdissement, formidable roman publié en 2005 pour lequel l’auteur a reçu le Prix du Livre Inter.

Karine Papillaud

13:35 Publié dans Chroniques express | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Egloff

11 mars 2008

La littérature ? Un truc de sportifs...

Trouvé dans le Livres Hebdo daté 7 mars 2008 :

 

Un combat de karaté vaut mieux qu'un procès

Publié le 07 mars 2008 par ca

(Photo : Thomas Gunzig et Luc Pire © C. Andreucci)

Dans les allées de la Foire du livre de Bruxelles, l'éditeur Luc Pire et l'écrivain Thomas Gunzig ont joué les droits d'un livre lors d'un combat de karaté jeudi 6 mars. Sorti vainqueur, l'auteur a récupéré les droits de « Carbowaterstoemp ».

Foire du livre de Bruxelles, jeudi 6 mars, 18 h : en deux rounds d'une minute trente chacun, l'écrivain Thomas Gunzig a battu l'éditeur Luc Pire lors d'un combat de karaté, sous les applaudissements de la foule.

L'écrivain récupère ainsi les droits de son recueil de nouvelles, Carbowaterstoemp, publié en 2005 par les éditions Labor dans leur collection « Espace Nord ».

Un différend l'opposait à l'éditeur Luc Pire depuis que ce dernier a racheté, fin 2007, Labor Littérature. «Je voulais rassembler tout ce que j'ai écrit depuis quinze ans chez mon éditeur actuel, Au diable Vauvert, pour une question de cohérence », nous a raconté l'écrivain.

S'il estimait que la demande de Thomas Gunzig était « légitime », Luc Pire souhaitait néanmoins garder son livre dans le catalogue qu'il venait d'acquérir.

La négociation entre les deux hommes, par ailleurs amis, restait au point mort.

Apprenant dans la presse que Luc Pire pratiquait le taekwondo, Thomas Gunzig, adepte du karaté, lui a proposé de régler leur désaccord lors d'un combat.

« C'est mieux que d'aller au tribunal, et nous restons amis », ont déclaré les deux hommes en kimono à l’issue du duel.

 

13:25 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (4)

10 mars 2008

L'étonnant théorème d'Almodovar

Le lecteur sera-t-il à la hauteur de ce roman pas comme les autres ? Le Théorème d’Almodovar(Gallimard) d’Antoni Casas Ros est l’un des meilleurs premiers romans de janvier, qui exige le meilleur de l’imagination du lecteur.

Il raconte l’histoire d’un jeune mathématicien défiguré lors d’un accident de voiture, où sa petite amie a trouvé la mort. Depuis sa terrasse non loin du port de Gênes, il médite, devient écrivain et invite le lecteur dans son rêve. Il rencontre Almodovar, persuadé que le « freak » qu’il est devenu représente l’apothéose de l’œuvre du cinéaste, aime un transsexuel artiste qui lui modèle un masque, et adopte le cerf, créature fantasque, à l’origine de l’accident.

Rien de voyeur, obscène ou graveleux dans le récit de cet homme qui mélange rêve et réalité pour récrire sa vie. Mais qui est Antoni Casas Ros ? Personne ne sait vraiment. Est-ce son histoire ? Il semblerait. Parfois un peu erratique dans son déroulement, son roman est riche d’un souffle étonnant.

09 mars 2008

Ne nous gênons plus !

Il y a des gens précautionneux, tout de même. Une libraire qui officie régulièrement comme chroniqueuse sur LCI publie son premier roman. Les temps sont durs, et le caddie de plus en plus cher, alors pourquoi se contenter d’écrire le livre quand on peut EN PLUS, en proposer la critique ?
J’ai reçu cette chronique formidable dans une newsletter quotidienne qui s’appelle LivreEssentiel. Manifestement, ce sont des libraires qui la produisent, ainsi que les notules proposées.
Le billet ci-dessous se savoure comme une bouchée au chocolat. Lisez bien cette critique plus qu’élogieuse, et ensuite, je vous dévoilerai le nom du livre et celui de son auteur !

« Ce livre vous est conseillé par Xavier Moni et Karine Henry de la librairie "Comme un roman" :
 
1db1637c4982801ef840c55c965afa21.jpgA l'image d'une première scène saisissante, voilà un roman à la fois poignant et troublant. A travers les portraits croisés de deux soeurs que tout oppose ou presque, l'une voulant écrire l'autre cherchant tout simplement à vivre, ce récit explore les chemins de la création et pose la question des moyens aboutissant à l'oeuvre.
Servi par une écriture tendue à l'extrême, voici roman fascinant qui vous prend par la main et ne la lâche plus jusqu'à la dernière ligne. Un des grands livres de cette rentrée 2008.

Xavier MONI-Karine HENRY
Librairie "Comme un roman"
39, rue de Bretagne 75003 PARIS
»

 

 « Un des grands livres de cette rentrée 2008 ». Mazette ! Karine Henry sait de quoi elle parle… puisqu’elle a justement écrit ce livre !
C’est ainsi que Xavier-Moni-Karine-Henry, deux libraires associés, ont signé cette note épatante sur La Désoeuvre (Actes Sud) de Karine Henry, note qui n’a, de fait, aucune espèce de valeur esthétique ou critique, mais tient plutôt de la retape commerciale la moins finaude. Pas très bien traité, le lecteur, dans cette histoire…

Un auteur qui publie est une boule d’angoisse. A fortiori quand il s’agit de son premier roman. Les tentations doivent être grandes de « pousser » un peu le mulet dans le pâturage. Mais… tout de même ! On peut imaginer, à partir de cette note presque passée inaperçue, qu’il y a bien des choses dont l’auteur pourrait être capable pour qu’on parle de son livre. J’en comprends le mobile, pas le passage à l’acte.

La loi des mélanges qui régente une large part des relations entre l’édition et les médias ferait-elle perdre tout sens de… quoi, déjà ? déontologie, élégance, morale, pudeur, savoir-vivre, bon sens, fierté… choisissez ce qui vous convient le mieux. La balourdise de Karine Henry est juste un exemple dans un système. Doit-on compter sur l’amabilité confraternelle pour faire « carrière » ? Le talent ne peut-il suffire à un romancier, tout chroniqueur télé ou libraire qu’il soit ?

Il est peut-être bon, votre livre, Mme Henry. Pour ma part et ne pas vous mentir, je ne suis pas allée bien loin dans la lecture, mais ce n’est pas par mauvais esprit, sincèrement : ni son genre  ni son style ne sont de ceux qui m’agrippent ou m’emportent. Et ce serait de mauvais goût que je m’adonne à une petite critique : vous l’avez si bien écrite vous-même.

07 mars 2008

La culture dans les JT… oui mais laquelle ?

Un mauvais coup pour la télé publique en ces périodes de coupes blanches dans son budget pub : le JT de TF1 évoque plus volontiers des sujets culturels que celui de France 2 !

A l’appui, une étude de l’INA, commentée par Erwan Desplanques dans le dernier numéro de Télérama.
C’est ici :
-La culture fait son cinéma dans les JT
    A l'heure où la suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévisions est à l'ordre du jour, cette nouvelle édition d'Ina'Stat fait le point sur l'offre culturelle des JT.
    Quasi quotidienne sur toutes les chaînes, la page culturelle des JT fait preuve, d'une année sur l'autre, d'une stabilité remarquable, disputant avec le Sport, la 4ème place du volume global d'information. Avantage pour le service public qui fournit, avec ses 2 chaînes, plus de la moitié de ses sujets.

A suivre sur :
http://www.ina.fr/observatoire-medias/ina-stat/index.html


-"Avec un peu de méthode et une bonne calculette, on parvient à de curieux résultats : le JT de TF1, par exemple, parle plus de littérature que ceux de France 2 et France 3. Et v'lan pour le service public et son prétendu mieux-disant culturel ! Le chiffre est révélé par le baromètre de l'Ina, qui surveille rigoureusement les JT, nous renseignant aujourd'hui sur la place tenue par la culture en 2007.  Résultat : une moyenne de 7% du nombre des sujets, ce qui n'est pas très étonnant (ah, la traditionnelle pastille culturelle, coincée entre le sport et l'image insolite, en toute fin du journal...). On notera toutefois un très net avantage pour le cinéma (un sujet sur quatre) et la musique (16,6%), disciplines populaires par excellence, donc largement récompensées par les JT. Ensuite vient - loin derrière - le spectacle vivant (10% des sujets "culture"), plus présent sur le service public que sur les chaînes privées. A l'inverse des expos et de la littérature, davantage abordées sur TF1 que sur France 2 et France 3 (à méditer au moment où le service public se cherche une spécicifité).

Dans l'ensemble, le livre est peu gâté par le journal télévisé, avec 82 sujets en tout - c'est-à-dire moins que la mode (87) ! - dont 15 consacrés à Harry Potter. En gros, l'écrivain génial qui vend moins de 100.000 exemplaires n'a pas tellement sa place au JT. L'étude de l'Ina montre aussi le peu de variété et d'audace des sujets, qui suivent globalement l'agenda culturel (sorties de films, concerts-événements, festivals, ...), s'offrant rarement le luxe de parler d'un artiste suite au seul coup de coeur d'un journaliste. Dernier constat : "le grand oubli" de l'architecture, avec seulement 2,2% des sujets culturels."

Erwan Desplanques
(http://television.telerama.fr/television/26272-la_culture_dans_les_jt_ina_donne_les_chiffres.php)

27 février 2008

Et les auteurs les plus lus sont...

Quel est le point commun entre Amélie Nothomb, Marc Levy, Bernard Werber, Daniel Pennac, Yasmina Reza, Michel Drucker, Eric Besson et Simone Veil ? Ils font tous partie du palmarès de L'Express-RTL des auteurs les plus lus en 2007. La dixième édition de ce hit-parade a été dévoilé en fin de semaine dernière, lors d'un déjeuner au Procope, qui rassemble les auteurs des livres les mieux vendus l'an passé (classement Tite-Live). Côté romans, il concentre les habituels vendeurs de best-sellers, tandis que les essais et documents sont pris d'assaut par des people et, fait nouveau, par des sujets ayant trait à la politique.

L'année 2007 a fait mentir l'adage qui veut que les années électorales soient de mauvaises années éditoriales, et que les livres politiques font fuir le lecteur. « Les Français se sont réconciliés avec la politique, ils ont compris l'urgence pour la France d'entrer dans le XXIe siècle », commente Christophe Barbier. Selon le directeur de la rédaction de L'Express, « les nouveaux personnages politiques que sont Sarkozy, Royal, Bayrou et d'autres ont su trouver un courage, une authenticité, une originalité de parole et une modernité de communication qui ont réconcilié les Français avec la politique, là où Chirac, Jospin et d'autres, les avaient fâchés. » Les éditeurs ont pris bonne note de ce regain d'intérêt : Nicolas Sarkozy génère à lui seul la publication de 70 nouveaux documents ce premier trimestre 2008.

Un extrait des 30 premiers lauréats du palmarès publié dans l'Express daté 21 février :

 

    ROMANS       

1    L'Elégance du hérisson    Muriel Barbery    Gallimard


2    Les Enfants de la liberté    Marc Levy    Robert Laffont


3    Ni d'Eve ni d'Adam    Amélie Nothomb    Albin Michel


4    Parce que je t'aime    Guillaume Musso    XO


5    Alabama song    Gilles Leroy    Mercure de France


6    Le Mystère des dieux    Bernard Werber    Albin Michel


7    Le Serment des limbes    Jean-Christophe Grangé    Albin Michel


8    Le Rapport de Brodeck    Philippe Claudel    Stock


9    Un roman russe    Emmanuel Carrère    P.O.L


10    Dans le café de la jeunesse perdue    Patrick Modiano    Gallimard


11    Les Dames de nage    Bernard Giraudeau    Métailié


12    Les Bienveillantes    Jonathan Littell    Gallimard


13    Le Parfum d'Adam    Jean-Christophe Rufin    Flammarion


14    Une exécution ordinaire    Marc Dugain    Gallimard


15    Odette Tout Le Monde et autres histoires    Eric Emmanuel Schmitt    Albin Michel

 


    ESSAIS       

1    Chagrin d'école    Daniel Pennac    Gallimard


2    Une vie    Simone Veil    Stock


3    La Femme fatale    Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin    Albin Michel


4    Cahier de gribouillages pour les adultes qui s'ennuient au bureau    Claire Faÿ    Panama


5    L'Aube, le soir ou la nuit    Yasmina Reza    Flammarion


6    Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ?    Michel Drucker    Robert Laffont


7    Anticancer. Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles    David Servan-Schreiber    Robert Laffont
8    Un pouvoir nommé désir    Catherine Nay    Grasset


9    Cahier de vacances pour adultes, Spécial été    Collectif     Chiflet


10    Une brève histoire de l'avenir    Jacques Attali    Fayard


11    Cahier de gribouillages pour les adultes qui veulent tout plaquer    Claire Faÿ    Panama


12    Qui connaît madame Royal ?    Eric Besson entretien avec Claude Askolovitch    Grasset


13    L'Inconnu de l'Elysée    Pierre Péan    Fayard


14    Odeur du temps. Chroniques du temps qui passe    Jean d'Ormesson    Héloïse d'Ormesson


15    Vous n'aurez pas le dernier mot    Jean Piat     Albin Michel

26 février 2008

Journalisme en question : le débat est relancé

Sans entrer dans de longues considérations, trois liens intéressants :

-Le Blog de Michel Lévy-Provençal qui remet en question dans cette note le web-journalisme à travers l'exemple de son expérience de co-fondateur de Rue 89. Allez voir, ça dépote.

 

La mise en perspective d'Emmanuel Bruant sur les médias et les/leurs usages d'internet sur Internet&Opinion.

 

-Enfin, une passionnante interview du sociologue Cyril Lemieux,, qui travaille avec Sylvain Bourmeau dans La Suite dans les idées, sur France Culture, et qui livre une interview dans le prometeur Mediapart ici.

 

Bonne lecture ! Vous m'en direz des nouvelles...

21 février 2008

Le fameux déjeuner des écrivains du Procope

Depuis 10 ans, c'est une tradition : L'Express rassemble quelques jours ou semaines avant le Salon du Livre, les auteurs français les mieux vendus de l'année précédente.
Cette année, place aux auteurs de livres politiques. J'en ferai un article dans 20 minutes.


Mais voici, en avant première, les photos les plus ratées de l'événement. Je sais de quoi je parle, c'est moi qui les ai faites. Pour la peine, je ferai un petit commentaire sous chacune.
On y va !

 

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Bon alors là, c'est facile, on les reconnaît : Michel Drucker, Christophe Barbier avec son écharpe rouge, comme l'ancien président du Louvre Pierre Rosenberg (ainsi qu'un autre homme connu, n'est-ce pas ?) Devant, en commençant par la droite (hi hi) Eric Besson, Simone Veil et Catherine Nay (qui a écrit l'une des bios de Sarkozy). Elle est grande, ils l'ont assise pour la photo. 

Chance : ils posaient pour le photographe du Pasisien. J'ai juste bougé le bras pour shooter depuis ma chaise.

Il a bien bougé, le bras.

 

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 Un cliché intéressant : Eric Besson et Catherine Nay en train de déguster l'entrée (une chiffonade de diverses choses issues du canard). On distingue aussi l'oreille de Michel Drucker, qu'on reconnaîtrait sous toutes les coutures, tellement il nous est familier.

A noter : l'intéressante mise en cheveux de Catherine Nay. Simple, de bon goût : une petite barrette sans façon mais qu'on ne voit pas derrière toutes les têtes.

 

 

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C'est l'heure du discours, juste avant l'arrivée triomphale de la daurade. Au fond avec micro, François Dufay, le nouveau rédacteur en chef "Livres" de l'Express. A  ses côtés, Christophe Barbier qui nous a proposé une amusante projection des meilleures ventes de livres pour l'année prochaine. Potache, il envisage une série de BD façon Carla à la Plage, Carla fait ses courses, ou encore et de la même auteure présumée, mes 100 recettes pour rester mince. Il prédit qu'après sa Tragédie du Président (Flammarion), son ami et néanmoins compétiteur Franz-Olivier Giesbert écrira un non moins vendu Vaudeville du président et que Bernard Werber publiera J'ai des fourmis partout, en collaboration avec le président Sarkozy.

Au premier plan, Amélie Nothomb s'absorbait dans des considérations troublantes, si j'en crois l'expression rêveuse et nasalisée de son voisin, un copain et excellent confrère, Alain Beuve-Mery.

 

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Toujours floues mes photos.

Mais c'est seyant pour les femmes quand elles ont passé 21 an et demi. C'est donc le cas de Catherine Nay et Simone Veil. Simone Veil a bien mangé. Elle a disséqué méthodiquement sa daurade, concentrée sur son repas comme une vraie gastronome. En pleine forme, aimable, égale. Elle a pris un café avec tout son sucre, la petite mignardise sur le bord de la soucoupe et jusqu'au morceau de chocolat noir : au Procope c'est biscuit ET chocolat avec le café. Ca doit être ça, le chic des vieux établissements parisiens.

On a presque oublié, du coup, que Jean d'Ormesson qui était invité, ne faisait finalement pas partie des convives. Tout comme Jacques Attali, passé obligeamment, puis reparti vers d'autres affaires urgentes, ou Frédéric Beigbeder, qui a quitté ses enregistrements du Cercle (son émission sur Canal+ Cinéma), traversé tout Paris pour répondre à l'invitation et figurer sur la photo de famille, avant de repartir illico place de Clichy pour finir ses émissions. Pro et bien élevé, Frédéric. Un grand garçon tout simple. Et là, je ne mets aucune ironie. 

 

 

 

04 février 2008

La dictée de Pivot fait peau neuve

Elle circule sur le net et elle est très bonne. Voici la petite blague dessinée...

 

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31 janvier 2008

Joffrin fait son Voltaire

Il n'aura pas fallu trois phrases de critique, lors de cette malheureuse présentation des voeux le 8 janvier dernier, pour qu'un "conflit" éclate entre le pouvoir et la presse et qu'un livre n'en résulte pour en faire état.
Stop, on se calme et on traduit : Laurent Joffrin s'est fait tacler par Sarkozy le 8 janvier lors des voeux de ce dernier à la presse. Presse qui s'est largement fait écho de cet incident, bien trop d'ailleurs. A-t-elle besoin de prouver qu'elle est encore un contre-pouvoir ou de s'en persuader ? je sais, c'est une remarque un peu désabusée, détrompez-moi et je m'en porterai mieux.

Illico, Laurent Joffrin s'est mis à l'écriture d'un livre pour répondre à cette "attaque" afin de pouvoir s'exprimer sans être coupé par le micro. Le livre sort fin février chez Robert Laffont, un éditeur qui a bien le sens du Nord.

Tout est bien dans le meilleur des mondes : Sarkozy vient de se fabriquer une presse contestataire, brillamment incarnée par le patron de Libération qui n'attendait sans doute que cela pour définir une ligne à son journal. Entrer dans la résistance, ah... Jean-François Kahn s'éloigne de la tribune, une place était à prendre et il est bon qu'on la prenne. Mais tout ça sent l'aubaine, d'un côté comme de l'autre.

On va attendre de lire le livre pour juger. Mais "on" n'a pas trop d'illusion sur le poids du contenu.
N'empêche, il en a du temps, Laurent Joffrin, pour écrire un livre en moins de trois semaines...

 

30 janvier 2008

Bisque bisque rage

Le dernier Chuck Palahniuk s'appelle Peste (Denoël) et il est consacré à la vie d'un homme étrange atteint de... la rage. On va mettre ça sur le compte de la traduction. D'ailleurs, le titre anglais est "Rank", "Rant" le surnom du bonhomme, mais aussi un surnom qui rappelle le bruit qu'on fait quand on vomit. Ah oui, c'est Palahniuk, en même temps. Un livre décapant et venimeux, mais très digeste !

 Peste est un coup de poing qu’on n’attendait pas. L’auteur de Fight Club y crée un mythe urbain à travers son héros, Buster Casey. Ce drôle de type dont tout le monde parle dans le livre mais qui n’apparaît jamais, participe la nuit à des courses de voitures. Leur but : provoquer des crashs. Son histoire est racontée par une série de témoins qu’on croise et recroise. Un peu comme un simulacre de reportage où chacun apporte sa version, même contradictoire. Palahniuk est journaliste, on le soupçonne de se moquer un peu de son métier à travers cette forme déroutante et rapidement hypnotique.

Buster, alias Rank Rant pour les intimes, est aussi et surtout un fléau vivant. Il est en effet responsable de la plus terrible épidémie mortelle de cette époque futuriste, portée par la rage : rendu accro dès l’enfance aux venins de serpents, d’araignées et autres morsures de rongeurs, il en est devenu porteur « sain » .  Tout cela est étrange, inquiétant et parfois horrible comme l’auteur aime et sait faire.

Mais ce huitième opus est aussi addictif comme une morsure de veuve noire. D’abord, il est truffé d’un humour irrésistible : dans Peste, les déjeuners de Thanksgiving sont l’occasion de se débarrasser des personnes âgées de la famille. Mais surtout, l’écrivain y dissèque une société urbaine qui ressemble à la nôtre, avec un plaisir contagieux, en intégrant cette fois-ci une dimension chamanique. C’est inédit chez lui. L’occasion de questionner les relations entre le présent, le passé et le futur, mais aussi entre la fiction et la réalité, en évitant tous les clichés du genre.

A visiter...

 

20 janvier 2008

Un Facebook book

Facebook vu par les facebookers : un livre est en train de s’écrire, mais chut ! On ne peut pas encore vous révéler tous les détails.
Bientôt sur vos écrans... numériques, et dans les librairies.

 

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Ceci est donc un d'appel à témoins pour participer à la couverture de ce livre que j'écris avec deux amis qui sont aussi deux as du net et de Facebook, Jérôme Bouteiller (du site Neteco, LA mine d'informations sur l'économie du web), et Claire Germouty (ancien grand reporter et ex de 20 minutes, si si)

Si vous souhaitez apparaître sur la couverture du livre, il suffit de nous envoyer d'une à trois photos numériques en bonne definition et d'une autorisation retournée signée par la poste.

Les 150 plus rapides seront sur le livre… Mais vous n'avez que jusqu'au 31 janvier !!

Ca se mérite un peu quand même... ;-)
 
Rendez-vous sur la page du groupe Facebook book, sur le site Facebook, bien sûr. 

13:24 Publié dans C dans l'air | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : facebook book

16 janvier 2008

Dernier tour en sarkozisme littéraire

On a parlé du Réza à la rentrée d'automne, c'était inévitable puisque la presse avait, un temps, décidé qu’il n’y avait qu’un livre sorti en septembre, celui-là.
Le problème, c'est que les livres sur Sarkozy se moissonnent en ce moment plus vite que des récoltes de soja transgénique.

2 livres sortent en janvier : le Téléprésident (ed de l'Aube) le 10 janvier dernier, le prochain : Sarkozy, corps et âme d'un président (Perrin) sortira le 17, c'est à dire demain.
En février, il y en aura 6 nouveaux.
En mars, encore 6.
Et encore trois ou quatre, plus ou moins humoristiques en queue de comète.
Non, je ne les citerai pas. Ca ne présente aucun intérêt. Et je ne les lirai pas, pour les mêmes raisons. Il faudra fréquenter d’autres blogs littéraires pour ça.
Ah ! aussi, le premier sur Carla sort le 28 février aux éditions Privé. Même famille, mêmes symptômes, mêmes effets : on n’en parlera pas non plus.
Je ne sais pas trop quoi penser d’une république quand sa presse est amoureuse de son président.

Mais on trouvera ici Sagan, Jones-Gorlin, Palahniuk, et sans doute le meilleur premier roman de la rentrée de janvier, d’Antoni Casas Ros chez Gallimard. De la littérature, quoi !

Et pour en finir avec tout ça, les dernières nouvelles des ventes. Un article concis, précis, écrit par Livres Hebdo et publié ce jour sur son site web, sur les dernières ventes des Cecilia’s books. Promis, on n’y reviendra plus ;-)

L’ex-épouse du président de la République a été la vedette incontestée des librairies en fin de semaine: les trois livres qui lui sont consacrés arrivent dans le Top 20 des meilleures ventes Ipsos/«Livres Hebdo» de la semaine du 7 au 13 janvier. En tête, «Cécilia» (Flammarion), l’ouvrage d’Anna Bitton que l’ex-première dame de France n’a pu faire interdire.

(…)En à peine 48 heures de vente, Cécilia (Flammarion), le portrait de l’éphémère première dame de France réalisé par Anna Bitton, journaliste au Point, mis en vente vendredi 11 janvier avec un tirage de 25 000 exemplaires, décroche la première place du Top 20 des meilleures ventes Ipsos/Livres Hebdo de la semaine du 7 au 13 janvier.

L’ex-madame Sarkozy a été déboutée vendredi par le tribunal de grande instance de Paris alors qu’elle réclamait en référé l’interdiction du livre. Mardi matin, après plusieurs réimpressions, son tirage global atteignait 85 000 exemplaires. A la 6e place du Top 20, on trouve, avec un tirage de 85 000 exemplaires également, l’enquête de Denis Demonpion, journaliste au Point, et Laurent Léger, du site Bakchich.info, intitulé Cécilia, la face cachée de l’ex-première dame (Pygmalion, groupe Flammarion), tandis que Ruptures (éditions du Moment), le livre des journalistes Michaël Darmon et Yves Derai, arrive juste en-dessous, en 7e position, avec un tirage porté à 80 000 exemplaires après deux réimpressions.




 
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