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12 septembre 2008

Concours de nouvelles autour du rock&roll

Je viens de recevoir un mail de Jean-Pierre Jaffrain, président de l'association Café Castor qui m'invite à relayer cette information.
C'est une incitation à la lecture, tous les détails sont donnés dans le texte qui suit, assorti d'une adresse mail pour en savoir plus.

Avis aux amateurs !

 

"Pourquoi ce concours?
« Un nouveau marché est né, celui du livre rock qui depuis quelques années approvisionne les rayons des librairies. (…) Toutes les maisons d'édition consacrent au rock nombre de références, de Flammarion à Gallimard en passant par Grasset, mais surtout de nombreuses structures indépendantes tentent de surfer sur le phénomène » prévient Christian Eudeline dans le numéro 57 de Rock'n Folk.
Et les quinquas, les quadras et surtout beaucoup de jeunes se bousculent pour acheter et lire ces livres. Chacun veut comprendre ce qui se cache derrière cette musique, percer le mystère. Et prolonger l'univers.
Si l'esprit rock se décline aujourd'hui sur papier, de nouvelles générations se pressent, la plume à la main à l'instar des jeunes groupes qui reprennent les guitares et investissent les scènes un peu partout en France. 
Tout donner, tout de suite. Se cramer, à fond, sans calcul. Comme pour le rock, plus c'est court, plus c'est efficace. Pour cela, le meilleur format est, définitivement, la nouvelle.
Petit rappel Larousse : « la nouvelle est un « récit bref qui présente une intrigue simple où n'interviennent que peu de personnages ».  La fin est souvent inattendue, et prend la forme d'une « chute » parfois longue de quelques lignes seulement ». Comme un dernier roulement de batterie. Pas de gras donc, de solos qui s'étirent ou de descriptions ennuyeuses. On garde l'essentiel.
Pour donner écho à ce phénomène, l'association Café Castor organise le 1er concours d'écriture de nouvelles liées à l'univers « rock ».
Il s'agit d'inciter chacun à prendre la plume pour décrire sa vision d'un des aspects de la musique rock, de confronter les mots à cet univers musical et d'encourager ainsi les talents.
Ce concours individuel est ouvert à deux catégories : jeunes (de 13 à 18 ans) et adultes."

 

10 septembre 2008

Flore et Goncourt annoncent la couleur

Elle vient de tomber ! Voici la première sélection du Prix Goncourt, remis cette année le 10 novembre.

• Jean-Baptiste Del Amo : Une éducation libertine (Gallimard)
• Salim Bach, Le silence de Mahomet (Gallimard)
• Christophe Bataille : Le rêve de Machiavel (Grasset)
• Matthieu Belezi, C’était notre terre, Albin Michel
• Jean-Marie Blas de Roblès : Là où les tigres sont chez eux (Zulma)
• Catherine Cusset : Un brillant avenir (Gallimard)
• Jean-Louis Fournier : Où on va, papa ? (Stock)
• Valentine Goby : Qui touche à mon corps je le tue (Gallimard)
• Alain Jaubert, Une nuit à Pompéi (Gallimard)
• Michel Le Bris : La beauté du monde (Grasset)
• Catherine Millet : Jour de souffrance (Flammarion)
• Patrick Pluyette, La traversée du Mozambique par temps calme (Seuil)
• Atiq Rahimi : Syngué Sabour (POL)
• Olivier Rolin : Un chasseur de lions (Seuil)
• Karine Tuil : La Domination (Grasset)

On attend la deuxième sélection, un écrémage parfois enrichi de surprises de dernières minutes pour le 7 octobre.

Le Prix de Flore a, lui aussi, donné ses favoris, et ce dès lundi 8 septembre. Cette année et c’est une première, le Flore sera remis avant le Goncourt, le 6 novembre. Les petits jeunes remontent le leader ? Leur deuxième sélection est attendue le 6 octobre.
• Pierric Bailly : Polichinelle (POL)
• Frédéric Ciriez, Des néons sous la mer (Verticales)
• Tristan Garcia : La meilleure part des hommes (Gallimard)
• Tristan Jordis : Crack (Seuil)
• Jean-Yves Lacroix : Le cure-dent (Allia)
• Fabrice Pliskin : Le Juif et la métisse (Flammarion)
• Régis de Sa Moreira, Mari et femme (Au Diable Vauvert)
• Karine Tuil : La domination (Grasset)
• Philippe Vilain, Faux-père (Grasset)
• Aude Walker, Saloon (Denoël)

Je note avec étonnement que les livres dont on parle tant, Zone de Matthias Enard (Actes Sud) ou Lacrimosa (Gallimard) de Régis Jauffret, ne figurent pas sur ces premières listes.

La compétition va être âpre cette année entre les différents jurys : pas question de remettre les prix à un même lauréat. Mieux vaut, en ce cas, être les premiers à tirer.

Cette année, le Goncourt et le Renaudot devront attendre que soient remis les Prix de Flore, Femina et Médicis. Et se « contenter » des impétrants laissés par leurs confrères !!

11:33 Publié dans C dans l'air | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : goncourt, flore

24 août 2008

Ebook, faites-le vous-même !

Aux inconditionnels du livre papier, cette petite curiosité devrait donner l’envie de détourner un dictionnaire.

 

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L’inventeur de ce « Future of Books » s’appelle Kyle Bean, et il a décidé de ne pas choisir entre son ordinateur et ses livres. Cet Anglais créatif a donc tout simplement intégré dans un livre un ordinateur, en conservant l'apparence du livre. A vos cutters !

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Source : http://www.kylebean.co.uk/portfolio.html

17:35 Publié dans C dans l'air | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ebook, kyle bean

21 mai 2008

Renouveau littéraire sur France 2 ?

Ca y est, le grand suspens qui serrait le sort de la culture et du livre dans ses griffes est enfin relâché ; on sait désormais à quoi ressemblera le traitement de la littérature et de la culture sur France 2. Les deux dans le même sac, la même case.

 Je vous laisse lire l'info qui provient directement du précieux site de Livres Hebdo dont voicii quelques extraits :   

"La “grande émission littéraire de la télévision”, promise par l’Elysée, a trouvé son maître : ce sera Daniel Picouly (France 5) qui prendra en septembre la succession de Guillaume Durand le vendredi soir sur France 2.

Mais son émission dédiée aux livres alternera, une semaine sur deux, avec celle de Nicolas Demorand (France Inter) qui sera consacrée aux autres domaines de l’actualité culturelle.

Christophe Hondelatte parlera également de livres sur France 2 dans une émission hebdomadaire pluriculturelle, dont la diffusion pourrait être programmée à 19 h (en alternance également) dans la case laissée libre par Laurent Ruquier."

Ca ressemblera à Café Picouly.
Christophe Hondelatte, lui, abandonne RTL pour rendre en charge une émission hebdomadaire de culture populaire, dans laquelle il ne s’interdit aucun genre de littérature : “En général, les émissions littéraires excluent Marc Levy ou Guillaume Musso, nous, nous les intégrerons. Le taux de lecture est faible en France, et si ces livres peuvent amener les téléspectateurs à la lecture, tant mieux. Mais on ne se limitera pas forcément au best-sellers ” confie-t-il à Livres Hebdo.

 

Voici donc les oeuvres des petites mains de l'Elysée ! Pourquoi pas ?

Dommage cependant que la télé publique française raisonne encore comme au temps de l'ORTF. Aucune réflexion d'ensemble, il n'est tenu compte à aucun moment des nouveaux médias et de la façon dont on peut faire basculer la culture dans l'ère contemporaine. Ca coûtera cher, bientôt, mais on peut encore donner le change. Quand ceux qui décident appartiennent au monde d'hier... 

02 avril 2008

Musiques !


Une fois n’est pas coutume, je pose mon livre pour vous donner une petite info… Musique.
Unn nouveau site de musique vient d’ouvrir et ce ne sera pas de la gnognotte. : il s’appelle the-rhythm.net.
Un découvreur de sons et un explorateur du web viennent de s’associer pour proposer un webzine consacré aux rythmes, aux découvertes musicales, aux nouvelles chapelles et aux pépites à ne pas manquer. Le mariage du geek et du Deejay, alias Antoine et Patrick. La production est pléthorique, « l’auditeur a besoin d’être guidé dans la découverte d’un nouvel environnement musical », dit le dossier de presse. "Le site est une première étape. Il va s'enrichir au fur et à mesure de sons, de références, de liens. Il doit être un lieu de dialogue, d'échange, de passionnés de musique qui désirent élargir leur paysage musical. A terme, le "live" est envisagé!", ajoute Antoine.
Il n’y a encore pas grand chose sur le site, il est ouvert depuis 24 heures, soyez patients, mais ça promet. Comment je le sais ? Je ne suis ni Patrick, ni Antoine, mais j’ai sous les yeux un beau dossier qui présente le projet et j’ai eu l’occasion d’apprécier le travail d’Antoine. Plus qu’une recommandation, c’est un pari que je fais ! Vous m’en direz des nouvelles…

07 mars 2008

La culture dans les JT… oui mais laquelle ?

Un mauvais coup pour la télé publique en ces périodes de coupes blanches dans son budget pub : le JT de TF1 évoque plus volontiers des sujets culturels que celui de France 2 !

A l’appui, une étude de l’INA, commentée par Erwan Desplanques dans le dernier numéro de Télérama.
C’est ici :
-La culture fait son cinéma dans les JT
    A l'heure où la suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévisions est à l'ordre du jour, cette nouvelle édition d'Ina'Stat fait le point sur l'offre culturelle des JT.
    Quasi quotidienne sur toutes les chaînes, la page culturelle des JT fait preuve, d'une année sur l'autre, d'une stabilité remarquable, disputant avec le Sport, la 4ème place du volume global d'information. Avantage pour le service public qui fournit, avec ses 2 chaînes, plus de la moitié de ses sujets.

A suivre sur :
http://www.ina.fr/observatoire-medias/ina-stat/index.html


-"Avec un peu de méthode et une bonne calculette, on parvient à de curieux résultats : le JT de TF1, par exemple, parle plus de littérature que ceux de France 2 et France 3. Et v'lan pour le service public et son prétendu mieux-disant culturel ! Le chiffre est révélé par le baromètre de l'Ina, qui surveille rigoureusement les JT, nous renseignant aujourd'hui sur la place tenue par la culture en 2007.  Résultat : une moyenne de 7% du nombre des sujets, ce qui n'est pas très étonnant (ah, la traditionnelle pastille culturelle, coincée entre le sport et l'image insolite, en toute fin du journal...). On notera toutefois un très net avantage pour le cinéma (un sujet sur quatre) et la musique (16,6%), disciplines populaires par excellence, donc largement récompensées par les JT. Ensuite vient - loin derrière - le spectacle vivant (10% des sujets "culture"), plus présent sur le service public que sur les chaînes privées. A l'inverse des expos et de la littérature, davantage abordées sur TF1 que sur France 2 et France 3 (à méditer au moment où le service public se cherche une spécicifité).

Dans l'ensemble, le livre est peu gâté par le journal télévisé, avec 82 sujets en tout - c'est-à-dire moins que la mode (87) ! - dont 15 consacrés à Harry Potter. En gros, l'écrivain génial qui vend moins de 100.000 exemplaires n'a pas tellement sa place au JT. L'étude de l'Ina montre aussi le peu de variété et d'audace des sujets, qui suivent globalement l'agenda culturel (sorties de films, concerts-événements, festivals, ...), s'offrant rarement le luxe de parler d'un artiste suite au seul coup de coeur d'un journaliste. Dernier constat : "le grand oubli" de l'architecture, avec seulement 2,2% des sujets culturels."

Erwan Desplanques
(http://television.telerama.fr/television/26272-la_culture_dans_les_jt_ina_donne_les_chiffres.php)

27 février 2008

Et les auteurs les plus lus sont...

Quel est le point commun entre Amélie Nothomb, Marc Levy, Bernard Werber, Daniel Pennac, Yasmina Reza, Michel Drucker, Eric Besson et Simone Veil ? Ils font tous partie du palmarès de L'Express-RTL des auteurs les plus lus en 2007. La dixième édition de ce hit-parade a été dévoilé en fin de semaine dernière, lors d'un déjeuner au Procope, qui rassemble les auteurs des livres les mieux vendus l'an passé (classement Tite-Live). Côté romans, il concentre les habituels vendeurs de best-sellers, tandis que les essais et documents sont pris d'assaut par des people et, fait nouveau, par des sujets ayant trait à la politique.

L'année 2007 a fait mentir l'adage qui veut que les années électorales soient de mauvaises années éditoriales, et que les livres politiques font fuir le lecteur. « Les Français se sont réconciliés avec la politique, ils ont compris l'urgence pour la France d'entrer dans le XXIe siècle », commente Christophe Barbier. Selon le directeur de la rédaction de L'Express, « les nouveaux personnages politiques que sont Sarkozy, Royal, Bayrou et d'autres ont su trouver un courage, une authenticité, une originalité de parole et une modernité de communication qui ont réconcilié les Français avec la politique, là où Chirac, Jospin et d'autres, les avaient fâchés. » Les éditeurs ont pris bonne note de ce regain d'intérêt : Nicolas Sarkozy génère à lui seul la publication de 70 nouveaux documents ce premier trimestre 2008.

Un extrait des 30 premiers lauréats du palmarès publié dans l'Express daté 21 février :

 

    ROMANS       

1    L'Elégance du hérisson    Muriel Barbery    Gallimard


2    Les Enfants de la liberté    Marc Levy    Robert Laffont


3    Ni d'Eve ni d'Adam    Amélie Nothomb    Albin Michel


4    Parce que je t'aime    Guillaume Musso    XO


5    Alabama song    Gilles Leroy    Mercure de France


6    Le Mystère des dieux    Bernard Werber    Albin Michel


7    Le Serment des limbes    Jean-Christophe Grangé    Albin Michel


8    Le Rapport de Brodeck    Philippe Claudel    Stock


9    Un roman russe    Emmanuel Carrère    P.O.L


10    Dans le café de la jeunesse perdue    Patrick Modiano    Gallimard


11    Les Dames de nage    Bernard Giraudeau    Métailié


12    Les Bienveillantes    Jonathan Littell    Gallimard


13    Le Parfum d'Adam    Jean-Christophe Rufin    Flammarion


14    Une exécution ordinaire    Marc Dugain    Gallimard


15    Odette Tout Le Monde et autres histoires    Eric Emmanuel Schmitt    Albin Michel

 


    ESSAIS       

1    Chagrin d'école    Daniel Pennac    Gallimard


2    Une vie    Simone Veil    Stock


3    La Femme fatale    Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin    Albin Michel


4    Cahier de gribouillages pour les adultes qui s'ennuient au bureau    Claire Faÿ    Panama


5    L'Aube, le soir ou la nuit    Yasmina Reza    Flammarion


6    Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ?    Michel Drucker    Robert Laffont


7    Anticancer. Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles    David Servan-Schreiber    Robert Laffont
8    Un pouvoir nommé désir    Catherine Nay    Grasset


9    Cahier de vacances pour adultes, Spécial été    Collectif     Chiflet


10    Une brève histoire de l'avenir    Jacques Attali    Fayard


11    Cahier de gribouillages pour les adultes qui veulent tout plaquer    Claire Faÿ    Panama


12    Qui connaît madame Royal ?    Eric Besson entretien avec Claude Askolovitch    Grasset


13    L'Inconnu de l'Elysée    Pierre Péan    Fayard


14    Odeur du temps. Chroniques du temps qui passe    Jean d'Ormesson    Héloïse d'Ormesson


15    Vous n'aurez pas le dernier mot    Jean Piat     Albin Michel

26 février 2008

Journalisme en question : le débat est relancé

Sans entrer dans de longues considérations, trois liens intéressants :

-Le Blog de Michel Lévy-Provençal qui remet en question dans cette note le web-journalisme à travers l'exemple de son expérience de co-fondateur de Rue 89. Allez voir, ça dépote.

 

La mise en perspective d'Emmanuel Bruant sur les médias et les/leurs usages d'internet sur Internet&Opinion.

 

-Enfin, une passionnante interview du sociologue Cyril Lemieux,, qui travaille avec Sylvain Bourmeau dans La Suite dans les idées, sur France Culture, et qui livre une interview dans le prometeur Mediapart ici.

 

Bonne lecture ! Vous m'en direz des nouvelles...

21 février 2008

Le fameux déjeuner des écrivains du Procope

Depuis 10 ans, c'est une tradition : L'Express rassemble quelques jours ou semaines avant le Salon du Livre, les auteurs français les mieux vendus de l'année précédente.
Cette année, place aux auteurs de livres politiques. J'en ferai un article dans 20 minutes.


Mais voici, en avant première, les photos les plus ratées de l'événement. Je sais de quoi je parle, c'est moi qui les ai faites. Pour la peine, je ferai un petit commentaire sous chacune.
On y va !

 

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Bon alors là, c'est facile, on les reconnaît : Michel Drucker, Christophe Barbier avec son écharpe rouge, comme l'ancien président du Louvre Pierre Rosenberg (ainsi qu'un autre homme connu, n'est-ce pas ?) Devant, en commençant par la droite (hi hi) Eric Besson, Simone Veil et Catherine Nay (qui a écrit l'une des bios de Sarkozy). Elle est grande, ils l'ont assise pour la photo. 

Chance : ils posaient pour le photographe du Pasisien. J'ai juste bougé le bras pour shooter depuis ma chaise.

Il a bien bougé, le bras.

 

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 Un cliché intéressant : Eric Besson et Catherine Nay en train de déguster l'entrée (une chiffonade de diverses choses issues du canard). On distingue aussi l'oreille de Michel Drucker, qu'on reconnaîtrait sous toutes les coutures, tellement il nous est familier.

A noter : l'intéressante mise en cheveux de Catherine Nay. Simple, de bon goût : une petite barrette sans façon mais qu'on ne voit pas derrière toutes les têtes.

 

 

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C'est l'heure du discours, juste avant l'arrivée triomphale de la daurade. Au fond avec micro, François Dufay, le nouveau rédacteur en chef "Livres" de l'Express. A  ses côtés, Christophe Barbier qui nous a proposé une amusante projection des meilleures ventes de livres pour l'année prochaine. Potache, il envisage une série de BD façon Carla à la Plage, Carla fait ses courses, ou encore et de la même auteure présumée, mes 100 recettes pour rester mince. Il prédit qu'après sa Tragédie du Président (Flammarion), son ami et néanmoins compétiteur Franz-Olivier Giesbert écrira un non moins vendu Vaudeville du président et que Bernard Werber publiera J'ai des fourmis partout, en collaboration avec le président Sarkozy.

Au premier plan, Amélie Nothomb s'absorbait dans des considérations troublantes, si j'en crois l'expression rêveuse et nasalisée de son voisin, un copain et excellent confrère, Alain Beuve-Mery.

 

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Toujours floues mes photos.

Mais c'est seyant pour les femmes quand elles ont passé 21 an et demi. C'est donc le cas de Catherine Nay et Simone Veil. Simone Veil a bien mangé. Elle a disséqué méthodiquement sa daurade, concentrée sur son repas comme une vraie gastronome. En pleine forme, aimable, égale. Elle a pris un café avec tout son sucre, la petite mignardise sur le bord de la soucoupe et jusqu'au morceau de chocolat noir : au Procope c'est biscuit ET chocolat avec le café. Ca doit être ça, le chic des vieux établissements parisiens.

On a presque oublié, du coup, que Jean d'Ormesson qui était invité, ne faisait finalement pas partie des convives. Tout comme Jacques Attali, passé obligeamment, puis reparti vers d'autres affaires urgentes, ou Frédéric Beigbeder, qui a quitté ses enregistrements du Cercle (son émission sur Canal+ Cinéma), traversé tout Paris pour répondre à l'invitation et figurer sur la photo de famille, avant de repartir illico place de Clichy pour finir ses émissions. Pro et bien élevé, Frédéric. Un grand garçon tout simple. Et là, je ne mets aucune ironie. 

 

 

 

20 janvier 2008

Un Facebook book

Facebook vu par les facebookers : un livre est en train de s’écrire, mais chut ! On ne peut pas encore vous révéler tous les détails.
Bientôt sur vos écrans... numériques, et dans les librairies.

 

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Ceci est donc un d'appel à témoins pour participer à la couverture de ce livre que j'écris avec deux amis qui sont aussi deux as du net et de Facebook, Jérôme Bouteiller (du site Neteco, LA mine d'informations sur l'économie du web), et Claire Germouty (ancien grand reporter et ex de 20 minutes, si si)

Si vous souhaitez apparaître sur la couverture du livre, il suffit de nous envoyer d'une à trois photos numériques en bonne definition et d'une autorisation retournée signée par la poste.

Les 150 plus rapides seront sur le livre… Mais vous n'avez que jusqu'au 31 janvier !!

Ca se mérite un peu quand même... ;-)
 
Rendez-vous sur la page du groupe Facebook book, sur le site Facebook, bien sûr. 

13:24 Publié dans C dans l'air | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : facebook book

16 janvier 2008

Dernier tour en sarkozisme littéraire

On a parlé du Réza à la rentrée d'automne, c'était inévitable puisque la presse avait, un temps, décidé qu’il n’y avait qu’un livre sorti en septembre, celui-là.
Le problème, c'est que les livres sur Sarkozy se moissonnent en ce moment plus vite que des récoltes de soja transgénique.

2 livres sortent en janvier : le Téléprésident (ed de l'Aube) le 10 janvier dernier, le prochain : Sarkozy, corps et âme d'un président (Perrin) sortira le 17, c'est à dire demain.
En février, il y en aura 6 nouveaux.
En mars, encore 6.
Et encore trois ou quatre, plus ou moins humoristiques en queue de comète.
Non, je ne les citerai pas. Ca ne présente aucun intérêt. Et je ne les lirai pas, pour les mêmes raisons. Il faudra fréquenter d’autres blogs littéraires pour ça.
Ah ! aussi, le premier sur Carla sort le 28 février aux éditions Privé. Même famille, mêmes symptômes, mêmes effets : on n’en parlera pas non plus.
Je ne sais pas trop quoi penser d’une république quand sa presse est amoureuse de son président.

Mais on trouvera ici Sagan, Jones-Gorlin, Palahniuk, et sans doute le meilleur premier roman de la rentrée de janvier, d’Antoni Casas Ros chez Gallimard. De la littérature, quoi !

Et pour en finir avec tout ça, les dernières nouvelles des ventes. Un article concis, précis, écrit par Livres Hebdo et publié ce jour sur son site web, sur les dernières ventes des Cecilia’s books. Promis, on n’y reviendra plus ;-)

L’ex-épouse du président de la République a été la vedette incontestée des librairies en fin de semaine: les trois livres qui lui sont consacrés arrivent dans le Top 20 des meilleures ventes Ipsos/«Livres Hebdo» de la semaine du 7 au 13 janvier. En tête, «Cécilia» (Flammarion), l’ouvrage d’Anna Bitton que l’ex-première dame de France n’a pu faire interdire.

(…)En à peine 48 heures de vente, Cécilia (Flammarion), le portrait de l’éphémère première dame de France réalisé par Anna Bitton, journaliste au Point, mis en vente vendredi 11 janvier avec un tirage de 25 000 exemplaires, décroche la première place du Top 20 des meilleures ventes Ipsos/Livres Hebdo de la semaine du 7 au 13 janvier.

L’ex-madame Sarkozy a été déboutée vendredi par le tribunal de grande instance de Paris alors qu’elle réclamait en référé l’interdiction du livre. Mardi matin, après plusieurs réimpressions, son tirage global atteignait 85 000 exemplaires. A la 6e place du Top 20, on trouve, avec un tirage de 85 000 exemplaires également, l’enquête de Denis Demonpion, journaliste au Point, et Laurent Léger, du site Bakchich.info, intitulé Cécilia, la face cachée de l’ex-première dame (Pygmalion, groupe Flammarion), tandis que Ruptures (éditions du Moment), le livre des journalistes Michaël Darmon et Yves Derai, arrive juste en-dessous, en 7e position, avec un tirage porté à 80 000 exemplaires après deux réimpressions.




09 décembre 2007

Comment va la vieille dame ?

Comment va l’édition ? Ouh la la, la question qui casse les pieds de tout le monde ! C’est comme demander à sa vieille tata de 86 ans des nouvelles de sa santé. Elles sont toujours mauvaises, mon bon monsieur, et on finit même par ne plus en écouter le détail.
Allez, on garde son punch et un peu d’élasticité intellectuelle : Le cabinet d’audit KPMG vient de rendre le deuxième volet de son étude financière sur les entreprises éditoriales. 181 maisons d’éditions ont ainsi livré leurs bilans 2006. Ces 181 maisons totalisent un CA net de 3,2 milliards d’euros. Il en ressort une baisse de la rentabilité globale. Les secteurs juridiques et la jeunesse tiennent bon, les beaux livres et les pratiques peinent.  Les romans semblent compter pour du beurre, ça fera plaisir aux granzécrivains de Saint-Germain-des-Près. Tous les chiffres sont dans Livres Hebdo daté 7 décembre que vous ne trouverez pas en kiosque mais sur le site, si l’article n’est pas en accès payant. Si vous n’obtenez pas les infos et qu’elles vous intéressent, je ferai un addendum à cette note (mais faudra vraiment le demander, hein !).
L’auditeur KPMG propose donc de serrer les boulons en maîtrisant la production et les tirages. Pas possible ! Ca voudrait dire qu’il faudrait publier moins quand on n’a pas trop de sous ? Mais cela fait plusieurs années que  les éditeurs font exactement le contraire, en dépit du bon sens préconisé par l’auditeur : le nombre de romans ne fait que croître à chaque rentrée littéraire. On en a déjà parlé ici (vaste fouille dans les archives de ce modeste blog).



Une certaine logique, sans doute darwinienne, voudrait qu’on entreprenne au lieu de se recroqueviller quand une entreprise va mal. Mais après tout, de quoi je me mêle, n’est-ce pas ? Là où je veux en venir, c’est aux nouveaux supports, à la dématérialisation, à ce qu’on appelle encore scolairement « nouvelles technologies » (ce qui prouve à quel point on est à côté de la plaque, tant elles ne sont plus nouvelles mais intégrées dans nos modes de fonctionnement quotidiens).

A part Gallimard qui numérise largement son catalogue et qui semble avoir élaboré une stratégie un peu « moderne » à ce sujet, qu’en est-il des autres ? Le groupe Flammarion a monté une cellule de réflexion menée par le patron de Casterman. Soit. Mais que fait le groupe Hachette ? Et Editis ? Que font les éditeurs, plus largement ? Le Salon du livre 2008 semble avoir intégré la question du livre électronique à son programme : est-ce de l’image, façon « on en est, on en  parle » ou l’illustration d’une volonté plus urgente ?

Plus sincèrement, j’ai l’impression que les éditeurs qui s’intéressent au sujet le font parce que l’époque leur impose, mais sans engouement, enthousiasme ni réel esprit d’entreprise. C’est pas très bon signe pour l’avenir. Les entreprises éditoriales françaises sont-elles capables de remettre leur fonctionnement en question avant le mur (pensez au secteur de la musique, un bel épouvantail qui peut aiguillonner les nonchalants…) et surtout, de s’adapter au-delà des blablas en s’entourant de vraies compétences ? Il faut peut-être renoncer à un certain confort, celui de la tradition, du savoir-faire et de l’illusion de la maîtrise artisanale d’un secteur qui ne l’est plus tant que ça. Même si cette dernière phrase n’est pas tout à fait écrite en français.

05 décembre 2007

Les mauvaises notes de la France en lecture

Trouvé cet article dans Livres Hebdo, un article publié par mk :

Sur 40 pays étudiés par le nouveau rapport du Programme international de recherche en lecture scolaire (Pirls), rendu public le 4 décembre, la France ne se classe que 27e pour les compétences de lecture de ses écoliers.

Fondé sur une étude auprès de 215 000 élèves de 40 pays, le nouveau rapport du Programme international de recherche en lecture scolaire (Pirls) du Boston College montre que les petits Français de 10 ans sont sensiblement moins performants en lecture que leurs camarades russes, hong-kongais et canadiens, qui forment le trio de tête.

Selon le document rendu public le 4 décembre, la France se classe au 27e rang pour la lecture à l’école, soit juste au-dessus de la moyenne générale, que n’atteignent pas 13 des 40 pays du classement réalisé à partir de plusieurs indicateurs, dont la capacité à comprendre les informations et à les interpréter.

Les écoliers français figurent aussi, au 15e rang européen, parmi les plus mauvais élèves de l’Union européenne. Ils sont supplantés, et de loin, par ceux du Luxembourg (1er du classement européen), de l'Italie (2e), de l'Allemagne (5e), de la Hollande (6e), de la Bulgarie (8e), de la Lettonie (10e), de la Grande-Bretagne (11e), de l'Autriche (12e) ou encore de l'Ecosse (14e).

Portant sur les compétences de lecture en 2006, la nouvelle étude du Pirls fait suite à celle publiée en 2001. Là encore, l’évolution des résultats n’est pas rassurante pour la France. Celle-ci affiche en effet un très léger recul de 4 points, retombant en 2006 au score de 522.

Si cette baisse n’est pas vraiment significative en elle-même, elle peut se comparer à la hausse des résultats intervenue dans plusieurs pays comme la Russie, Hong Kong et Singapour (+ de 30 points), la Slovénie, la Slovaquie et l’Italie (+ de 10 points). 

 

Plus de détails sur le site du magazine : le tableau comparatif 2006/2001, l'étude complète en pdf. Attention, certains articles du site sont en accès payants.

30 août 2007

Sarkozy par Reza : mes révélations

Vous vous êtes faits avoir par le titre de la note, hé hé. Les fâchés iront directement lire la liste à la fin.

J’ai lu le livre mais n’en ai toujours pas compris le titre : L’Aube, le soir ou la nuit. Le fameux livre dont Nicolas Sarkozy est le héros, écrit par Yasmina Reza. Quelqu’un peut-il m’éclairer ?


Est-ce un roman ? Non, mais l’éditeur n’a pas tranché. Pourtant, c’est dans la catégorie des romans que les  listes de ventes l’ont classé. Et en bonne place puisque le livre est numéro 1 du classement Livres Hebdo une semaine après sa sortie : en tête des romans à la place de l’Elégance du hérisson de M. Barbéry, et en tête du Top 20, devant un manuel… de conjugaison. Les médias voulaient de l’événement ? Le voilà ! Il lui a fallu deux jours pour atteindre le haut du podium : sorti en librairie le vendredi 24 août (jour de la Saint Barthélemy), premier le dimanche 26 ! Les 100 000 exemplaires ne suffisent déjà plus, l’éditeur a fait retirer 115 000 exemplaires qui alimenteront les librairies, déjà à court, ce vendredi.


Alors tout ça, c’est bien joli, un phénomène, ça nous occupe, les journalistes, et puis les chiffres, ça fait enquête, bref on est content (et bing, une balle dans le pied : j’ai signé un papier dans le même sens pour 20 minutes). Mais… le livre ?


Le projet de Yasmina Reza est passionnant : extirper le romanesque des situations politiques, hisser ces personnages que sont les hommes politiques jusqu’au littéraire. Mais. Pour faire court, L’Aube, le soir ou la nuit (Flammarion) n'est pas un document mais un  carnet de campagne, écrit par un écrivain qui n’a pas eu l’intention de jouer au journaliste. Pendant un an, elle a suivi le ministre puis le candidat dans ses déplacements. C’est qu’il est remuant. Patiemment, elle a noté les petites phrases, consigné ses propres observations, écouté l’entourage. Pas en groupie, mais en observatrice, parfois attendrie, lucide le plus possible. Sarkozy n’a livré aucune confidence, mais s’est montré librement : odieux ou touchant, la palette est large, il ne fait pas l’effort de composer. On ne découvre rien de lui que la presse n’ait déjà raconté : il n’était pas dans l’intention de Yasmina Reza d’écrire un livre racoleur, mais d’utiliser l’homme politique comme support littéraire. Ce que j’en ai compris.

Plaisant à lire, le livre n'est pourtant pas à la hauteur de son ambition. Il est probable que le charisme de son personnage ait empêché l’écrivain de s'en distancier ou de se l'approprier. Le livre ne s’élance pas, le projet a échoué. L’auteur le sent bien, se trahit parfois auprès du lecteur. P. 23, elle dit « Je ne crois pas que le ministre de l’Intérieur soit plus fort que moi ». On en doute : à la fin du livre, elle évoque par exemple ses prises de notes monotones (p 126). Finalement, elle ne le suit pas jusqu’au bout (juin 2007) mais s’arrête après l’élection. Peut être qu’elle n’a pas obtenu ce qu’elle cherchait. Peut être aussi n’a-t-elle pas eu le temps de laisser reposer suffisamment sa matière avant d’écrire. On ne lui en voudra pas. On imagine même que ce thème n'a pas fini de la hanter et qu'elle nous surprendra sans doute dans quelques mois.

Pour tous ceux qui n’ont pas envie de le lire mais qui voudraient quand même en parler, voici de quoi bricoler une petite panoplie de cuistre :

-    Le livre consigne minutieusement les fautes de français du président (je n’indique pas, elles sont citées partout dans la presse)

-    Il dit beaucoup « hein », forme de ponctuation

-    Les choses qu’il n’aime pas faire, il les fait à la lettre, docilement

-    Il claudique. On le voit, mais elle est la seule à le dire


-    « Sympa l’âne » :  le poster d’un âne dans une charcuterie « Chez Lolo » à Rieutort de Randon, le marque plus que  les gens ou la ville (p 25). Une publicité pour une montre dans une double page de journal retient plus son attention que les titres ou les articles : Il s’attache curieusement au banal


-    Il aime Chimène Badi à la folie


-    Elle dit « Les hommes dont je parle vivent dans un monde où les mots ont le poids de l’hélium. A peine lâchés, ils s’envolent et disparaissent de l’avenir »


-    Il a un chihuahua nommé Big dont il a honte…
-    … mais il entretient une relation mêlée de tendresse et d’admiration fusionnelle pour Henri Guaino, l’auteur de ses discours


-    Il ne sait pas allumer son propre poste de télévision (mais sait se servir de la télécommande)


-    Il a rencontré Marc Levy page 84 et ils ont parlé des chiffres de vente de leurs livres. Deux auteurs de best sellers…


-    « La victoire est belle à côté du vainqueur », p 109 : ce genre de petites phrases pré-cousues pullulent. Elles ne sont pas de l’écrivain


-    Michel Onfray en prend pour son grade à trois reprises (notamment p 115). Elle tacle, Yasmina


-    Vigoureuse et rafraîchissante tirade de la mamie de l’auteur sur les élections p 137

Maintenant, ça suffit, lisez-le ou achetez un autre livre. 727 romans sortent actuellement. De quoi satisfaire les envies les plus éclectiques. 

 

 

31 juillet 2007

Concours de nouvelles

Avis aux futurs écrivains ! Je viens de recevoir le communique de presse ci-dessous et je connais déjà un ou deux lycéens qui pourraient prétendre à concourir. Lancez-vous à la rentrée !

Festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs 2008

Collégiens et lycéens pourront s’inscrire au Concours d’écriture de Nouvelles 2008 dès le 14 septembre 2007

Clôture des inscriptions le 29 décembre 2007



Dès le 14 septembre 2007, le Festival international du livre et du film « Saint-Malo Etonnants Voyageurs », qui se déroulera du 10 au 12 mai 2008, lancera officiellement  les inscriptions à la 19ème édition de son Concours d’écriture de Nouvelles.

Bénéficiant de l’agrément du Ministère de l’Education Nationale et du soutien des Espaces Culturels E.Leclerc depuis huit ans, ce concours suscite un enthousiasme croissant de la part du jeune public : pas moins de 3  920 collégiens et lycéens se sont inscrits en 2007 !
Les participants, âgés de 11 à 18 ans, devront imaginer la suite d’un des deux débuts de nouvelle proposés par Jean-Claude Mourlevat sur le thème de l’aventure et du voyage.
Les meilleurs textes seront édités dans un recueil tiré à 62 000 exemplaires et distribué gratuitement pendant le Festival ainsi que dans les 125 Espaces Culturels E.Leclerc.


En route vers l’aventure !
Pour cette édition 2008, les écrivains en herbe pourront s’évader et imaginer la suite de l’un des deux débuts de nouvelle rédigés par Jean Claude Mourlevat sur le thème de l’aventure et du voyage. Auparavant comédien, Jean Claude Mourlevat, trouve sa vocation en 1997: écrire pour les enfants.  Il reçoit en 2006, le prix France Télévisions, pour son roman Le Combat d’Hiver paru chez Gallimard. Jean-Claude Mourlevat sera le parrain et président du jury de cette nouvelle édition.
Pour participer, rien de plus simple : les jeunes de 11 à 18 ans peuvent s’inscrire via leur établissement scolaire ou individuellement sur le site http://www.etonnants-voyageurs.net/.
Ils auront jusqu’au 14 janvier 2008 pour rédiger et envoyer leur texte de 4 pages dactylographiées à :


Des jeunes plumes édités à 62 000 exemplaires

Chaque académie participante réunit un jury régional composé de membres du rectorat et de professeurs pour élire les meilleures nouvelles. Les premiers lauréats de chaque académie concourront au niveau national et verront leur nouvelle publiée dans un recueil au format livre de poche.
Edité par les  Espaces Culturels E.Leclerc à 62 000 exemplaires, ce recueil des meilleures nouvelles 2008 sera distribué gratuitement sur le Festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs et dans les 125 Espaces Culturels E.Leclerc. Il sera également disponible, sur simple demande, auprès d’Allo E.Leclerc au 0810 870 870.

Présidé par Jean Claude Mourlevat, le jury national élira en avril  2008 les cinq gagnants nationaux. En plus de bons d’achat à valoir dans les Espaces Culturels E.Leclerc, ils recevront un lot de livres offerts par Gallimard et seront invités avec leur famille à la cérémonie de remise des prix qui se tiendra le samedi 10 mai 2008 au Festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs.

30 juillet 2007

Courjault/Pingeot : une affaire ?

Voilà un petit scandale peu banal : un livre défraie la chronique plus d’un mois avant sa sortie. Il s’agit du nouveau livre de Mazarine Pingeot, Le Cimetière des poupées (Julliard). On reproche à ce livre qui sort le 27 août, de s’inspirer de l’affaire des bébés congelés du couple Courjault, alors que le jugement n’a pas été rendu.
Ca tombe bien, je suis en train de le lire. Arrivée p 105 du livre, je n’avais toujours pas fait le lien avec l’affaire quand un ami m’a poussé le coude pour me réveiller et me ramener à de saines lectures journalistiques : rue89, le figaro, etc. Mais c’est qu’ils sont drôlement agités les confrères ! Serait-ce le mauvais temps parisien qui les met dans un tel état de hargne, forcés qu’ils sont de rester dans la Capitale, à peine consolés par l’émoustillante perspective de faire du vélo sur les nouveaux engins de Delanoé ?
Je me suis donc intéressée de plus près à ce qu’on va appeler sans essayer de rigoler « l’affaire Pingeot ».

Je vous renvoie à l’article du Figaro qui raconte comment une pétition a été lancée par les proches de la famille Courjault. 200 signatures auraient déjà été recueillies dans le chinonais, terre d’origine de la mère présumée enfanticide. Pour un livre qui, précisons-le encore, sort le 27 août ! Il y a donc 200 panurgistes qui veulent censurer un texte qu’ils n’ont pas encore lu !!
La réactivité de ces « pas encore lecteurs » est, je trouve, assez inquiétante, et surtout bien écervelée.  On se forme une opinion sur des on-dit et pas sur une information, dans ce pays ? Est-ce pareil avant un vote ou une grève ? Décidément, je devrais sortir mon nez des bouquins.

Tout cela est aberrant.
Alors, ce livre, parlons-en un peu : il raconte à la première personne le désarroi d’une femme « étouffée dans son enfermement intérieur », c’est à dire un peu dérangée et franchement maso. Elle s’adresse à son mari, interlocuteur épistolaire muet et sinistre salaud, pour raconter comment elle en est venue à tuer un de ses bébés.  So what ? D’où croit-on que les écrivains trouvent leur inspiration sinon dans la vie, les gens, la société autour d’eux ? Et depuis quand la liberté de création est-elle devenue si intolérablement transgressive aux yeux du grand nombre (qui, je le rappelle encore, s’insurge contre le contenu d’un livre qu’ils n’ont pas pu lire) ? La création est-elle désormais soumise à des libertés conditionnelles ? On marche sur la tête. Cette histoire rappelle celle qui avait été déclenchée il y a quelques mois autour d'un livre de Philippe Besson qui s'inspirait explicitement de l'affaire Gregory. Même polémique stupide.

Le livre de Mazarine Pingeot n’a rien d’un document, c’est une œuvre personnelle, une pure fiction très loin du fait divers référent. Sur le plan littéraire, j’ai été déçue : on y retrouve certes la clarté sèche, les phrases qui claquent de l’auteur. Mais son écriture emprunte un peu, beaucoup, à celle de Claire Castillon qui peut être sombre, profonde, sourde, acide, hargneusement désespérée. Sauf que Mazarine Pingeot n’est pas Claire Castillon et qu’elle ne parvient pas à suivre son personnage dans son errance intérieure. Les seuls reproches qu’on peut faire à ce livre se situent sur un plan littéraire. Le reste, c’est de la fumée vaine. A moins que l’éditeur n’ait trouvé son compte à laisser enfler une polémique avant la publication.

Ben dis donc, si la rentrée littéraire a besoin de ce sensationnel pour marquer sa saison 2007…

08 juillet 2007

Quelqu'un m'a dit...

Un ami s’est risqué à me faire un reproche sagace, vendredi soir, au cours d'un tête à tête joliment arrosé : « ton blog manque d’impertinence. Tu as la langue beaucoup plus pendue que ta plume». Ah ? mince. Je vais faire des efforts. Du coup, j’ai bazardé ma note sur le Marathon des Mots qui dégoulinait d’enthousiasme. M’en vais le mouliner autrement pour éviter l’effet liqueur. Donc bientôt ici, promis cette semaine. Oui, si je laisse un peu ce blog aux araignées c’est vraiment par manque de temps plus que par désintérêt. Je tâcherai d’être là tout l’été, si ma boîte me prête bien l’ordi portable qu’elle me promet depuis… passons.

Alors l’impertinence. Il est plus facile de se laisser aller à la critique alerte à l’oral. Les écrits restent. Et j’ai toujours quelques scrupules à descendre des textes sans vergogne. J’aime bien argumenter un peu, histoire de « respecter » un peu le travail (long) d’un auteur (qui fait ce qu’il peut). Ce dont on se dispense plus facilement à l’oral. Et puis un détail, Romain : ici j’interviens comme journaliste et mes avis sur tel écrivain ou tel livre sont émis par la journaliste que je suis et pas la vilaine sorcière narquoise que je deviens, une fois ma panoplie de baroudeuse pendue dans la lingère. Mais promis, j’essaierai de me lâcher un peu à l’avenir (proche).


Et pour m'entraîner, une vanne sur la rentrée littéraire à venir. Le livre le plus attendu est celui de Yasmina Reza sur Sarkozy chez Flammarion. Pas encore reçu, désolée. Ce n'était pas ça la vanne. Mais ce que je peux vous dire, c’est qu’en publiant chez Flammarion plutôt que chez Albin Michel, son éditeur habituel, l’auteur échappe à l’horrrrrible jaquette vert fluo qui emballe tous les livres publiés chez Albin. Attention aux rétines fragiles. Qu’est-ce qui leur a pris ? C’est pour être bien repérés dans les piles de livres reçus par les journalistes ? C’est pour faire collection ? Mais ce n’est pas beau du tout ! Et ce n’est même pas un vert à la mode. Ils ont aussi ripoliné Amélie Nothomb ! Que les fans se rassurent, la photo de l’auteure est choupinette. Elle en a de belles mains, Amélie. Je suis dans le livre en ce moment, qui ramène tout droit au Japon.

Il y aura de bien jolies choses à la rentrée. Mais pas de nouvel effet Littell, ou de bombinette à la Houellebecq. A noter, la montée en puissance de la littérature étrangère qui propose de très bons romans dès la fin août. A suivre.

 

25 mai 2007

Objectif Saint Malo

C’est l’heure de la valise !

Demain matin, départ pour Saint Malo, dans le train des Etonnants Voyageurs.

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Comme d’habitude, les trois jours à venir promettent d’être pléthoriques : 300 débats, rencontres ou lectures. Personnellement, j’en anime 4 et penser aux 296 autres relativise beaucoup les 7 bouquins que j’ai avalés en 5 jours. Les ¾ étant réellement passionnants, on ne va pas se plaindre de prendre du plaisir, n’est-ce pas ?

Dans le désordre, la jolie ville fortifiée dont j’avais rapporté de magnifiques photos de plage que j’ai bloguées quelque part, verra se promener en ses murs des Bernard Giraudeau, Alain Mabanckou, Isabelle Autissier, Douglas Kennedy, Muriel Barbery, Enki Bilal, Amin Maalouf, Ray Loriga, Jean-Claude Carrière, etc. etc. et etc.

Ca va en faire du monde dans le train… Difficile de faire son autiste dès potron-minet, même avec les paupières collées par le sommeil.

A part les rencontres à animer, je pars pour 20 minutes faire un petit reportage sur la littérature-monde qui est l’un des thèmes sous-jacents de cette édition. La question est de savoir si on parle de littérature française, francophone ou « du monde ». L’attribution en novembre dernier des principaux grands prix à des auteurs « francophones » et non pas auvergnats de naissance a remis en question les classements habituels et bêtas.

La suite la semaine prochaine et sans doute aussi sur le blog d’Alain Mabanckou et des éditions Héloïse d’Ormesson : Héloïse, Gilles et son cigare accompagnent Jean (le papa) à Saint Malo, pour le premier livre qu’il publie chez sa fille.

21 mars 2007

Comment se faire éditer ?

Serions-nous tous des écrivains clandestins ? Heureusement non, mais nous côtoyons tous, à défaut de toujours les connaître, des auteurs qui se rêvent écrivains mais qui n’osent pas se lancer dans l’aventure d'une publication. La plupart du temps, ils ont raison de s'abstenir... Alors ils ouvrent des blogs. Ils ont raison aussi, ça fait la plume. 

J'avais fait un récapitulatif sur la question pour le journal du salon du livre 2006. Devant l'intérêt constant que vous manifestez pour la question, j'ai sélectionné les principaux éléments ci-dessous. Ensuite, à vous les commentaires !

 

Avant publication

Relisez-vous !

Faites la chasse aux fautes d’orthographe qui, trop nombreuses ou trop grossières, peuvent décourager la lecture.

Faites lire votre texte

Eh oui ! Le passage à l’écrit est une démarche importante pour qui se lance. A vivre dans son histoire, enfermé dans la bulle de l’écriture, on perd le recul qui permet de juger les qualités réelles d’un texte. La confusion naît de ce qu’on ne fait plus la part des choses entre le plaisir pris à écrire et celui que les autres prendront à vous lire. C’est alors qu’interviennent les amis, les vrais, ceux en qui on a une vraie confiance. L’important n’est pas seulement de pouvoir compter sur leur soutien indéfectible, qui sera utile dans les phases suivantes, mais de compter sur leur jugement sincère. La valeur de l’écriture tient souvent beaucoup plus à ce qu’elle a permis de libérer par la confession et la confrontation avec soi. La valeur littéraire est une autre affaire.

Protégez votre manuscrit

Si votre entourage, très très enthousiaste, et votre envie, irrépressible, vous encouragent à tenter la grande aventure de la publication, pensez tout d’abord à protéger votre texte. Il serait mortifiant de l’envoyer à tous les éditeurs et de retrouver ultérieurement des idées ou des tournures que vous reconnaissez comme vôtres dans les textes des autres. Réflexe paranoïaque ? La prudence est de mise et, à ce stade de votre démarche, un peu de rigueur et d’organisation sont toujours un bon pli à prendre. Il est donc conseillé d’envoyer sous pli cacheté son tapuscrit à un notaire ou à la Société des Gens de Lettres qui, moyennant une somme de 45€, conserveront votre œuvre cachetée pendant 4 ans.

Se faire connaître

Les concours littéraires

Les médias s’étourdissent à parler de prix littéraires qui naissent plus vite que des champignons et s’éteignent parfois plus rapidement que des feux follets. On a même connu des prix qui ont été créés sur mesure et a posteriori pour des livres qu’on souhaitait célébrer… Bref, les prix ne manquent pas mais ils concernent des livres déjà publiés, ce qui n’est pas encore votre cas. Pensez aux concours de romans, de poésie ou de nouvelles. Des revues organisent des concours, généralement de nouvelles, comme Le Matricule des anges, le Coin des poètes ou Hauteurs. Très nombreux un peu partout en France, les concours sont plus ou moins bien dotés : le Prix Calypso propose la publication du texte du lauréat et une soirée de lecture en son honneur ; le Prix Pégase, organisé par Maison-Laffitte, récompense son gagnant par 1 600 euros. Un concours remporté est un premier argument pour être repéré et ensuite présenter son livre à un éditeur. Sans compter qu’il s’agit d’une première reconnaissance par des professionnels, ce qui est très encourageant.

Contacter les éditeurs

Voici le moment de retrousser ses manches pour de bon. Il va falloir choisir les éditeurs, préparer l’envoi, organiser le suivi et surtout, décider comment s’y prendre.

Méthode classique

La première solution est d’envoyer simplement son manuscrit par la poste, accompagné d’une lettre de présentation. Soyez concis, sobre, évitez les effets de style ou la survente de votre texte. N’oubliez pas que les éditeurs sont des professionnels du texte et de la phrase !

 Il va de soi que vous n’envoyez pas l’original de votre œuvre mais un exemplaire photocopié et dûment dactylographié : aucun éditeur ne se donnera la peine de déchiffrer votre écriture. Ecrivez plutôt votre texte sur ordinateur, imprimé sur le recto des pages avec un interligne aéré et de larges marges : une présentation agréable et sobre rendra votre texte facile d’accès et donnera envie de le lire. Il est inutile de joindre une disquette, avant un premier avis –favorable- de l’éditeur contacté.

 

A l’américaine

Plutôt que d’envoyer l’intégralité de votre texte, surtout s’il compte plusieurs centaines de pages, vous pouvez préférer envoyer des extraits ou même un synopsis. C’est ce que l’on appelle un démarchage à l’américaine. Cette méthode permet d’économiser les frais de photocopies et d’envoi à l’expéditeur, et de réduire les coûts postaux à l’éditeur qui, en cas de refus, n’a pas à renvoyer un lourd manuscrit mais une simple lettre de remerciement.

Dans tous  les cas, tenez un planning rigoureux de vos envois. Vous aurez contacté une dizaine d’éditeurs en moyenne, il est important de noter dates, noms et adresses dans un fichier. Relancez par écrit ou par téléphone les éditeurs qui ne vous auront pas donné de nouvelles (pour une réponse positive ou non) après trois mois.

Le plus difficile vous attend désormais : il va falloir être patient, les délais de réponses peuvent être très longs. C’est à ce moment que le soutien de vos amis prendra toute sa valeur.

Si votre manuscrit est refusé 

Relativisez ! Les éditeurs retiennent à peine 1 % des textes qu’ils reçoivent…Si le refus vous est signifié par lettre-type, vous pouvez tenter d’obtenir quelques explications supplémentaires en adressant un courrier de demande. C’est pour vous la chance d’obtenir la critique d’un professionnel sur votre travail et, pour mortifiant que l’exercice de la critique puisse être, il n’en sera pas moins utile et constructif pour vous. Si en revanche, le courrier indique que votre texte a été lu avec attention, et précise les raisons pour lesquelles il n’a pas été retenu, restez-en là et tentez votre chance avec un autre éditeur.

Publier à compte d’auteur

Les éditions à compte d’auteur ne sont pas vraiment des éditeurs mais plutôt des sociétés de service. Il n’existe pas de contrat type, lisez donc attentivement le contrat qui vous sera proposé et n’hésitez pas à faire des comparaisons entre différents prestataires. Vous allez payer pour publier votre livre et les coûts ne sont pas négligeables. N’oubliez pas qu’un auteur qui vend lui-même ses livres ne touche pas des droits d’auteurs mais des revenus. Renseignez-vous auprès de la SGDL ou de la Société des Auteurs Auto-édités.

Cibler son éditeur

Rien n’est plus horripilant pour un éditeur que de recevoir un manuscrit qui ne correspond pas du tout à l’esprit de sa maison. Bon nombre d’aspirants commettent en effet l’erreur grossière d’envoyer leurs textes au petit bonheur. Si vous souhaitez qu’un éditeur s’intéresse à votre texte, faites l’effort de vous intéresser aux siens. Renseignez-vous sur les spécificités des maisons d’édition et prenez le temps de feuilleter leurs ouvrages dans les librairies et les bibliothèques. Les salons sont aussi une excellente façon de se familiariser avec la production d’éditeurs de taille plus modeste. Le contact peut être direct, la conversation s’amorcer. Vous mettez ainsi en place une bonne entrée en matière pour lui envoyer votre manuscrit quelques jours plus tard. Mais surtout ne commettez pas l’erreur de démarcher un éditeur sur un salon : ils ne sont pas venus pour recueillir la prose d’aspirants écrivains, mais pour se faire connaître et vendre leurs livres !

 

20 mars 2007

Suite du chat Salon du Livre

Vos messages sont arrivés en différé, pas eu le temps d’y répondre que j’étais déjà repartie. C’est qu’on ne flâne pas pendant les prolégomènes du Salon du livre ! Comme j’avais une ou deux choses à vous écrire pour ce blog, j’en profite pour mettre en ligne, non en chat mais sur mon blog, les dernières réponses à vos questions.

@ Siloé

Surtout pas ! Le cauchemar des éditeurs sur le salon est justement de voir arriver une cohorte de jeunes écrivains qui viennent déposer/proposer leurs manuscrits. Vous risqueriez d’obtenir l’effet inverse : une répulsion désespérée et tenace. Mettez-vous un peu à leur place... Il vous reste la bonne vieille méthode de l'envoi par courrier avec une lettre de présentation. Mais cela vous demandera une petite préparation et un ciblage préalable : commencez par repérer en librairie le "ton" des différentes maisons d'édition. Vous économiserez quelques timbres primo, et secundo il peut être agréable à un éditeur de sentir que vous vous adressez à lui en particulier, qu'il n'est pas un numéro sur votre liste. Par principe, mieux vaut éviter de faire les erreurs qu'on aimera reprocher à autrui. En bref, évitez les envois types pour éviter les réponses types.

Il existe aussi des concours d'écriture, renseignez-vous, les ouvrages sur la question ne manquent pas. Le marché des aspirants écrivains doit être florissant, eu égard à la flopée de guides ad hoc qui bourgeonnent sur les tables des libraires. Je vous en recommande un, malin et pratique, Le Livre aujourd'hui : les défis de l'édition par Claude Combet (Essentiels, Milan). Il est concis, très agréable à lire, et offre un panorama aussi complet que possible du monde de l'édition.

Avant tout, sélectionnez autour de vous quelques bons lecteurs et amis sincères. Leur avis vous sera précieux. N'envoyez rien avant de sentir que vous êtes allé au bout de votre exigence. Quitte à laisser reposer quelques mois avant de poster. La gloire peut attendre un peu, non ? Donc bossez, bossez, structurez, bossez et saignez un peu. L'écriture ne vient jamais "comme ça et hop".

 

Message personnel de la journaliste littéraire : épargnez-nous, s'il vous plaît, les errances sardo-cyniques, pseudo rigolotes ou pleinement lugubres des jeunes urbains qui partent à vau-l'eau dans une société dans laquelle ils font mine de ne pas se reconnaître. Des livres qui s'étirent en descriptions minutieuses du minuscule, où, de toute façon, il ne se vit rien d'intéressant, ni pour les personnages, ni pour le lecteur. On en a déjà plein des comme ça. Franchement, à moins d'être le génie du XXIe siècle qu'on n'est pas encore pressé d'avoir trouvé dans cette veine-là, abstenez-vous. C'est à dire que pour ma part, je n'en raffole pas, mais vous avez sûrement déjà compris. (Merci).

Vous m'avez convaincue de ressortir d'une vieille malle un petit guide concocté l'an passé sur le sujet. C'est la note suivante de ce blog : http://livres.20minutes-blogs.fr/archive/2007/03/21/comme...

 

 

@Ginovabene

« s’enrichir »… aïe, voilà un mot bien inapproprié. A bannir tout de suite. L’assouvissement de votre passion doit être votre but premier. Si ça marche, tant mieux, si vous gagnez votre vie, félicitations. Mais un écrivain n’a jamais de business plans dans ses tiroirs.

Si vous voulez écrire pour le cinéma, faites un scénario. Si vous voulez publier un roman, écrivez un livre. Ne mélangez pas les genres sous peine de faire des choses inintéressantes ou médiocres. Quel intérêt de tout plaquer pour bricoler des petites pompes à fric, n'est-ce pas ? De mémoire (elle est un peu myope mais pas trop), je ne crois pas qu’il y ait plus de 150 à 200 écrivains qui vivent de leurs textes en France. C’est peu, très peu. Mieux vaut donc quand même passer son bac d’abord…

Je vais aussi publier (et remanier, pour éviter l’effet « j’ouvre une conserve, le frigo est vide ») les deux-trois articles qui vont paraître sur le salon du livre et le bookcrossing dans 20 minutes. Sur ce blog à partir de vendredi.

 

 

A propos... VS Naipaul ne sera pas sur le salon, avis à Elef !

 
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