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16 août 2008

Le boom annoncé du livre électronique

240 000 ! C’est le nombre de « kindle » (le reader proposé par Amazon) vendus depuis novembre aux Etats-Unis. Voici une nouvelle qui devrait commencer de faire douter les farouches détracteurs du papier électronique.


1467307675.jpgPetit rappel : un reader, c’est un support de lecture pour lire des livres électroniques, c'est le contenant du texte, la partie physique du livre. On dit aussi un device, une tablette. C’est à dire des livres qui ne sont plus proposés en format papier, avec une couverture, une reliure et des pages qui se tournent et se cornent (et aussi se hument, se caressent et se serrent sur le coeur), mais dans un format qui s'approche de celui du eee pc ou d'un gros iphone. A la différence près que l'affichage d'un reader n'est pas rétro éclairé comme un portable ou un mobile, mais se présente mat comme une page de livre, grâce à la technologie de l'  « encre électronique », ou « e-ink » pour employer un mot barbare auquel il faudra s’habituer. Cette particularité rend la lecture plus agréable et moins fatigante pour les marathoniens de la lecture que sont, au hasard, les journalistes littéraires.

Bref, les trentenaires comprendront tout de suite, un reader est un petit télécran un peu élaboré qui ne s'efface pas quand on le secoue.

En France, le Cybook de Bookeen fait partie des pionniers. L'équipe de Bookeen est tellement en avance sur la question,828777419.jpg qu'ils ont même été les premiers, avant 2000, avec la société Cytale, à proposer du livre électronique sur le marché français. C'était visionnaire à l'époque, c'est une réalité émergente aujourd'hui.

Aux Etats-Unis, 240 000 personnes ont donc acheté une de ces tablettes pour pouvoir lire des livres qu’ils téléchargeront sur le site d’Amazon. En chipotant un peu, on notera que la proposition d'Amazon rend le lecteur un tout petit peu captif de sa librairie, c’est à dire de son site marchand, c’est à dire d’Amazon. En même temps, Amazon n'est pas une fondation ni une oeuvre de charité.


Il y a donc sans doute plus de 250 000 Américains (je gonfle le chiffre en imaginant par exemple un usage familial pour certains des acheteurs) qui sont suffisamment motivés par ces lectures qu’on pourrait appeler « du deuxième type », pour dépenser entre 360 et 400 dollars pour un support de lecture.

Pour en savoir un peu plus sur ce Kindle, voici le détail de cette information dénichée sur le "blog" (ils tiennent à ce nom) de Techcrunch et signé par Michael Arrington himself (le boss).

Et pour vous prouver que je ne suis pas en train de vous raconter de la science-fiction américaine, j’ai le plaisir de vous annoncer que la Fnac prépare un projet de librairie électronique associée à Sony pour septembre. A suivre sur ce blog !

De vous à moi, je vais attendre les versions moins protohistoriques pour lancer mon porte-monnaie dans l’aventure. Ce qui ne devrait pas tarder. Pour l’heure, je me contente de tester différents systèmes de lecture « dématérialisées », dans une presque gratuité.

C’est le grand retour du e-book sur mon blog, pour le plus grand plaisir de Caroline, Georges et Christian. Promis, on y reviendra souvent !

Commentaires

le plus gros avantage sera enfin un accès à toutes les éditions introuvables... après même si je n'ai que peut de rapport à l'objet après lecture, j'aime tourner les pages, j'aime le contact du papier pendant la lecture. Et puis, j'aime trainer un livre au fond de mon sac, alors le livre électronique aura intérêt à être costaud (plus que mes deux lecteurs MP3 ayant déjà succombé à mon sac!)

Écrit par : Stéphanie | 17 août 2008

L'e book est bien entendu le moyen de lire toutes les bibliothèques numériques, le programme européen débloque 120 millions d'euros pour faire le bible européenne. Pb le temps. 40000 ouvrages déjà numérisés et mis en ligne pour la BNF pour finir à 400 000 en 2018, que multiplie 30 états. Va falloir des piles. c'est con que nanar a vendu Wonder. Reste les ouvrages de moins de dix ans. Le livre électronique va déclencher la lecture? Sans doute pas. L'i-phone est moins cher et dilue l'ennui un peu plus vite. Pour les anciens lecteurs, il est aisé de lire Aphrodite édité en 1932 pour beaucoup moins que pour un Angot à 18€. C'est la crise. Et avec la BNF on apprend à faire ses confitures, ses rollmops, son pain, sa bière, et en plus on peut lire le journal 20 minutes en 1200 secondes. Et n'oublions pas Orange, SFR, avec leurs e-book, la Tribune,

Écrit par : martingrall | 18 août 2008

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