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05 avril 2008

Trafic de livres, section vie privée

J'ai mis les mots clés qui appâtent le chaland dans le titre. Je suis sûre qu’un bon nombre de petits curieux vont être bien déçus en fin de note. Attrapés quand même !

Alors voilà ce que c’est quand on travaille de chez soi : on reçoit les livres à la maison et on les stocke… où on peut.
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J’ai la chance d’avoir des interlocuteurs adorables à la Poste de mon quartier. Elle fait sa fière, ma Polo, quand elle descend dans les sous-sols du centre de tri. Les sièges arrière rabattus, on dirait une vraie Kangoo !
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Pour vous donner une idée, ça représente un mois de livraisons… Par la Poste seulement et à l’exception des quelques paquets que le facteur parvient à caser chaque jour dans ma boîte aux lettres. Il faut y ajouoter les petits présents apportés par des transporteurs : coup de chapeau au fidèle Guy qui monte, impavide, les paquets de livres bien ficelés jusqu’au 6e étage (sans ascenseur) quand je ne suis pas chez moi pour les récupérer.
Le journalisme littéraire ? Un travail d’équipe !

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11:40 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : livres, polo

Commentaires

Voilà pour le coté "pile" ... de livres
Pour le côté "face", il y a votre voisin ( celui qui est pile en-face ) qui est ok pour vous donner un coup de main, si besoin est ...
cordialement

Écrit par : christian | 05 avril 2008

Un nouveau billet sur les montagnes de livres qui vous parviennent, c'est de la provocation, ça, mademoiselle Papillaud ! Avez-vous conscience que vous allez être responsable d'un nouveau tsunami salivaire parmi les blogueurs amateurs (plus ou moins effrénés) de lecture qui peinent ne serait-ce qu'à obtenir un simple renseignement de la part des attachés de presse des maisons d'édition ? ;oD

D'ailleurs, à ce sujet, si tant est qu'elle vous ait échappé, je ne peux que vous conseiller d'aller jeter un œil sur une petite discussion entamée sur le blog de la Lettrine. Ça se passe ici même : http://www.lalettrine.com/article-18041588.html

Bon dépouillement... et surtout bonnes découvertes (car j'espère au moins pour vous que dans le(s) tas, il y aura bien une ou deux pépites)

Écrit par : In Cold Blog | 07 avril 2008

"J'ai mis les mots clés qui appâtent le chaland dans le titre. Je suis sûre qu’un bon nombre de petits curieux vont être bien déçus en fin de note. Attrapés quand même !"

Vous avez tellement appâté le chaland que vous avez attrapé google avec, votre post apparait dans les publicité de gmail...
Sinon, bonne lecture.
:-)

Écrit par : Mario Nicoli | 08 avril 2008

La question qui me taraude : sur un coffre de voiture de livres, combien en lirez-vous ?


En tous cas c'est un bon moyen de se muscler tout en se cultivant :D

Écrit par : Mc | 09 avril 2008

Mc a raison : vous ne lirez pas tout ces livres ; comment choisissez-vous ceux qui auront le privilège et l'honneur de subir à votre critique ?

En tout cas, vous avez le chic pour ajouter à la Culture .... la culture physique !
Voilà une femme complète ... !

Écrit par : christian | 10 avril 2008

Le sous-titre subliminal, au cas où le chaland l'aurait zappé, c'est toujours et encore que sur une île déserte vous n'emporteriez qu'un e-book!

;o)

Écrit par : Sherwan | 11 avril 2008

@Sherwan :
Il est évident que Karine milite pour le livre électronique pour des raisons bien particulières : plus de stockage envahissant, plus aucun livre à monter au 6ème (sans ascenseur) ... juste une petite carte mémoire ou un téléchargement ... et hop !
;-)

Écrit par : christian | 11 avril 2008

Terribilis est locus ist














Depuis ce matin, le vent du Nord balayait la grande plaine, cet enfant déchaîné dont la gueule soulevait sans s’inviter les plus hautes branches des vieux chênes, allant briser à même le sol les récoltes, prenant le chemin du village pour se cogner contre les lourdes pierres des vieilles demeures. Il venait maintenant dans un soudain effort de recouvrir le soleil d’un épais tapis de nuages noirs qui ensuite retombait pour pénétrer jusque dans la terre, côtoyer le royaume des morts, ressortant une nouvelle fois toujours vainqueur et plus violent contre la nature qui le portait jusqu’alors.
Le Croult, le Rosne et la Brû stoppaient net leurs courses folles et semblaient lui obéir en se jetant hors de leurs lits, se livrant pour lui ouvrir la voie vers l’écluse. Il arrivait en furie, vent violent et dévastateur, contre le vieux moulin pour le contraindre à tomber bas, à baisser ses bras qui l’avaient toujours nargué jusqu’alors, cent ans qu’il attendait ça, il en rêvait déjà. Plus il redoublait d’efforts plus les ailes se déployaient, elles luttaient, il revenait à la charge, elles se cabraient et dans un ultime effort avant de s’éteindre subitement comme il était venu, il tournoyait, vaincu à ses pieds, en arrachant ça et là des branches, des feuilles et de la terre pour les lui cracher au visage.
Le silence reprend ses droits, les chênes bouleversés de cet outrage laissent maintenant pleuvoir sur la terre leurs branches meurtries par ce terrible enfant et élèvent vers le ciel leur complainte, louant l’Etre suprême de leur avoir laissé une nouvelle fois la vie. D’un même mouvement, les trois rivières reprennent leur chemin, non sans avoir déversé leur chagrin sur la terre des hommes, fertilisant les champs, déposant leurs précieux limons si chers aux paysans.
Ainsi est la plaine du vieil Hector, terre bouillante, dont la nature fait fi de l’homme et de sa main ; l’homme travaille, la nature défait, l’homme coupe, la nature reboise, l’homme meurt et la nature se nourrit de sa poussière, jamais elle ne perd, jamais il ne gagne, elle l’attend tout simplement et au moment venu s’acharne sur sa destinée.
Le vieux moulin domine la plaine et semble l’éclairer de sa majesté et de sa tranquillité. Certains disent qu’il est là depuis 1681, témoin de l’histoire, les hommes l’ont construit et il le leur a bien rendu en les nourrissant. Depuis quelques années il ne travaille plus, le grain ne lui arrive plus, sa roue ne tourne plus, seule une légère brise, sa seule amie, vient de temps en temps lui dégourdir ses grands bras, et lui rend honneur de son prestige passé, son front laisse apparaître malgré les outrages du temps un M et une phrase « par ce signe tu le vaincra ». Des herbes folles le parcourent jusqu’au sommet, il regrette le temps où on l’entretenait, mais lui sait, il patiente, viendra l’heure ou les hommes viendront le réveiller pour demander son aide.


Monsieur Frédéric

Le moulin ouvre la voie au village, il commande au grand chemin et à la grande route, on en aperçoit le village. Il existe toujours non loin de Paris, capitale tumultueuse, de vieux village qui vous incitent à la réflexion. Celui-là est construit de maisons dont les pierres furent posées jadis, le plus souvent par de grands maîtres bâtisseurs qui détiennent la clé de leur secret. Ces pierres si bien taillées, lourdes et claires, soutiennent des voûtes suspendues qui semblent caresser le ciel, chacune posée à un endroit déterminé. Leur silence vous rappelle celui d’un cloître, d’une vieille église, d’un monastère, chacun peut le décider. Elles n’effraient pas, elles encouragent à poursuivre son chemin. Ces bâtisses ou anciennes fabriques ne sont pas inhabités, mais seulement silencieuses. Elles vous entraîneront certainement vers votre mélancolie. Vous êtes dans le vieux Garges, là où le gouvernement de l’homme et des églises n’a plus de commandement. Le temps ne s’est pas arrêté, derrière de vieux volets se cachent un père, une mère, un enfant qui vous observe et se tait. Ces bâtisses semblent aussi vieilles que le moulin, taillées dans la roche, d’un seul bloc pensera le visiteur. Leur solidité semble narguer le temps. Deux étages, pas plus, soutenant un toit de tuiles jauni. On peut apercevoir, si toutefois un regard curieux lève la tête, de vieilles poutres de bois sortant de la pierre, dont l’extrémité parfaitement taillée présente au regard des figures semblant surgir d’un autre âge, ricanant, pleurant, sans aucun corps, mais pourvues de deux mains tenant un outil, là une fau, là un marteau, là un métier, toujours entre réalité et mythologie. Ces gargouilles représentent d’anciens ouvrages qui faisaient du village autrefois un pays de ferronniers, de tapissiers et de potiers. De lourdes portes sont cerclées de petites fenêtres, elles se maintiennent difficilement par de vieux clous rouillés plantés à même la pierre. Quelquefois un vieux pot de terre surgit à notre regard pour laisser apparaître un bouquet de roses sauvages ou de marguerites. Rien ne semble s’agiter derrière ces volets, il faut encore s’approcher vers une vieille porte cochère pour trouver une petite entrée, laissée entrebâillée pour faire entrer quelques courants d’air, que la lumière n’a pas la chance d’accompagner. L’humidité semble régner, on laisse donc l’air venir a soi. L’ouvrage ne manque pas, chacun s’espionne, se guette et se raille. La rue à l’heure du déjeuner se vide. La vie règne ainsi, on ne patiente pas, on n’attend pas, on laisse le temps arriver a soi, doucement mais certainement. Marchons vers la vieille église, oublions ces profils monastiques, dépassons ces petites rues quelquefois froides et obscures. Le haut du village semble ce moquer du bas, ces vieux hôtels particuliers semblent tout regarder, diriger, décider de leurs situations privilégiées. Nous sommes sur la place centrale où le bruit des petits cailloux sous vos pas vous berce d’une belle sonorité. Nous arrivons devant la pension du village, celle ou Frédéric a pris le gîte et le couvert. Il faut peut-être maintenant décrire ce personnage qui fera de cette histoire notre histoire, et qui nous guide à présent, bien qu’il ne reste aucune preuve ni témoignage aujourd’hui de ce qui est arrivé. Je l’ai accompagné et j’ai vu.
Frédéric était un petit homme d’un mètre soixante neuf pour quelque soixante kilos, les cheveux bruns, toujours en pagaille, retombant sur un large front, deux petits yeux noirs en forme d’olives, d’une brillance exceptionnelle surtout par temps de froid, semblant avoir été posés délicatement, une bouche bien dessinée, des joues rosées semblant sortir de l’enfance, un menton carré qui renfermait une parfaite dentition. De tous ces traits juvéniles on pouvait déduire que sa mère l’avait bien conçu, son père bien éduqué. Il s’affirmait catholique, il savait pourquoi. La Bretagne fut son berceau, elle l’avait élevé, cette Bretagne qui porte de si beaux fruits que Paris se permet de voler de temps en temps pour les faire travailler. Frédéric n’était pas très cultivé, c’était un homme sage, inventif, il savait écouter, se taire, c’était de l’avis de tous, au bout d’un moment, un jeune homme dont la sagesse valait bien mieux que celle d’un juge de paix, une personne de bonne société. Il lisait peu mais bien, quelques journaux, un ouvrage ou deux, on pouvait toujours chercher chez lui quelque journal du jour, il n’y en avait pas, c’est de sa bouche que le visiteur glanait des nouvelles d’un autre temps ou d’un autre pays. Il avait beaucoup voyagé alors que d’autres voyagent en lisant.
Nous nous sommes rencontrés pour la première fois dans une auberge. Je n’avais pas de quoi écrire, il m’a tendu une plume, un cahier. Nous venions de faire connaissance. Notre discussion était simple, sans artifice, nous parlions de tout et de rien, l’envie de voir un jour surgir un autre monde, des choses qui nous entourent quelquefois incompréhensibles, des continents inexplorés, de la mer et du mystère de ses profondeurs, le monde défilait devant nous et nous faisions défiler le monde. Nous avons beaucoup échangé, notamment sur des sujets tels que l’archéologie ou les civilisations anciennes. La terre où nous étions étaient fort connue pour des grottes souterraines jusqu’alors inexplorées, disséminées tout autour du village et, fait particulier, situées à l’extérieur en forme d’étoile d’une perfection presque mathématique, sur une large bande de terrain. Un scientifique a émis l’hypothèse, non vérifiée à ce jour, qu’elles sont reliées entre elles par un même couloir. Un jour l’homme a disparu, les habitants aidés de la troupe ont eu beau lancer une battue à sa recherche, on ne retrouva aucune trace de lui. Pourtant beaucoup chez les anciens affirmaient que chaque jour à l’auberge, il tenait un journal. Pendant quatre ans il a vécu dans la vieille pension Mercier. Personne n’a jamais retrouvé ce journal ni même ses effets personnels. C’est une énigme qui a secoué tout le village et qui a conduit à l’échafaud le père Mercier, accusé de l’avoir assassiné pour le dépouiller. Ensuite des rumeurs affirment l’avoir vu à un endroit et à un autre du village au même instant comme un fantôme, recherchant son chemin et s’évanouissant lorsqu’on s’approchait de lui. Pour le Père Martin tout cela est œuvre démoniaque, pour la maréchaussée l’œuvre d’un plaisantin, et pour le maire un grand embarras. A ce jour je n’ai jamais constaté ces faits, toutefois ces apparitions se seraient estompées il y a une vingtaine d’années. La découverte il y a quelques jours de cela d’un vieux coffret en fer forgé, finement ciselé, avait attiré dans le beau pays de Garges l’ensemble du monde de la plume ainsi que toute la société scientifique que l’Institut eut compris en son sein. Nous savions ici que les ferronniers et maîtres d’art avaient créé de magnifiques ouvrages mais celui–ci dépassait l’entendement par sa fabrication. Les anciens, dont les meilleurs érudits, n’auraient pu donner un nom à ce métal, plus brillant que le diamant, aussi fin que le verre, plus noir que le charbon. C’était une véritable énigme. La découverte fut attribué à la mère Mathilde, et l’on voyait depuis devant sa pauvre mansarde une quantité de visiteurs qu’elle n’aurait jamais vue de sa vie, elle qui était sans famille et dont la porte ne s’ouvrait qu’au gré de ses sorties. C’était un véritable lieu de pèlerinage, le père Martin rougissait de ce succès et soufflait à qui l’entendait que cette boite était la création de Dieu si elle n’était pas celle de l’homme. La bougresse, non sans arrière-pensée, avait décidé, telle une diseuse de bonne aventure, de faire profit de chaque visite en la faisant payer cinq sous. Enfin au fil des jours elle augmenta son tarif et en modifia les clauses, cinq sous la visite, dix sous pour la visite et toucher le coffret, le double pour l’admirer. Ce flot humain sortait de son antre pour s’écraser sans discontinuer sur la place de l’église, flot puissant mais savant qui braillait, dissertait, argumentait sans jamais élucider ni l’usage de ce coffret ni les raisons de sa fabrication. Ce coffret était aussi devenu l’objet de cirque de la riche société, et se pressaient devant la porte de Mme Mathilde de grandes dames à riches toilettes, des messieurs de Paris dont les calèches attendaient sagement à la porte du village, chacun voulant se montrer, certaines trouver un bon parti, d’autres enfin faire une bonne affaire en tentant quelque escroquerie. La maréchaussée ne chômait pas, elle avait du pain sur la planche. On arrêtait tel jour un homme richement vêtu qui se disait scientifique mandaté par telle ambassade. Que d’imposture pour une boite de fer forgé. Tout ce mouvement eut pour conséquence de mettre le village en émoi, des habitants sûrs de leur bon droit allèrent jusque sous les fenêtres du préfet pour l’interpeller. Cela suffisait, chacun y allait de son idée, on se cloîtra, on referma ces volets pour signifier à l’étranger qu’il n’était pas le bienvenu. Quelle colère dans le vieux village, quelle manne pour la mère Mathilde. Ce coffret était si étrange que l’on disait partout dans le pays que jusqu’aux Amériques le nom de la mère Mathilde était prononcé dans chaque famille. Il était bien étrange, ce coffret. Il avait la particularité de ne pas vouloir s’ouvrir, il refusait de dévoiler son secret. L’Académie des sciences s’est empressée à son chevet, on a même vu la troupe arriver, mais personne ne comprenait, seule la mère Mathilde comptait ses deniers. Un jour arriva, le jour où le silence gagne tout un chacun. La mort survient là où on ne l’attendait pas. Un matin d’avril, la pauvre Mathilde s’en est allée. Et certainement on n’a jamais vu un coffret suivre un cercueil. Dieu n’aime pas se mêler des histoires de l’homme, son royaume n’est pas un grenier, il aime peut être la propreté. Le père Loizeau, était chargé de l’enterrement, Maître Mouchard des biens financiers et le Père Matin des biens spirituels. Ce qui est fait est fait, ce qui est dit est dit, tout le petit monde s’en va par un bon après-midi en direction du cimetière, les enfants, les femmes, les vieux ; le silence n’était pas rigueur, on aurait dit une file italienne, les femmes pleurant, les vieux levant la canne vers le ciel, les enfants se bousculant. Puis viennent les derniers offices, la terre revient à la terre, l’âme au ciel et les pleurs au cœur.
La petite salle du village tenait lieu d’école, de conseil municipal et de salle communale. Maître Mouchard prit la parole. L’assemblée était religieusement attentive, chacun voulant savoir ce que Mathilde avait décidé. Enfin presque, puisque les hommes n’écoutent jamais, et que le bruit reprit de plus belle, chacun justifiant d’un lien de parenté, un tel se disant petit-fils bâtard, un autre grand-oncle germain, une autre demi-sœur. Pour faire taire ce monde, Maître Mouchard prit dans sa serviette une poignée de louis et les fit tomber sur la petite table, impressionnant l’assemblée. Le silence fut d’or. Même les bébés n’osèrent plus brailler sous les yeux de leurs mères nourricières et le sein qui les occupa subitement. Le lait maternel est pour le bébé l’or que les adultes vénèrent. Et je ne sais qui de ces hommes ou de ces bébés avaient le regard le plus écarquiller, soudainement bloqué, la pupille dilatée, aux aguets, les hommes rusés roulant entre le pouce et l’index leur fines moustaches, scrutant la proie déposée devant eux par Maître Mouchard. Il prit donc la parole, non sans un sourire malicieux, convaincu d’avoir joué son assistance. Il était maître des lieux, lui le petit notaire de Paris. « Bien, Mathilde Germaine, Léontine, Chevalet, née Louison en [1799], décédée le 23 avril [1896] en le vieux village de Garges, à son domicile, certificat émis par le docteur Brun, constaté par le Chef des Logis Chevallier ». Le brouhaha repris. « Silence ou je suspends l’assemblée » s’écria le maire, « silence ». Il souleva sa canne, fouetta l’air, semblant chercher un coupable. Le silence reprit. Le notaire éleva la voix. « Reprenons, nous en étions à, bon : "Moi, la mère Mathilde, ayant élu domicile pour mes dernières volontés à l’étude de Maitre Mouchard à Paris, j’ai décidé, convaincue de ma foi religieuse et de l’imbécillité de tout un chacun…" » Nouveau brouhaha. « Silence, silence, ou je fait évacuer l’assemblée par la maréchaussée » repris le maire, « "mes biens financiers qui se montent à 12 000 francs…" » « Ho ! » reprit la salle « "Revienne a notre bonne mairie et à tout le village !" » Brouhaha dans la salle. Le maire lui même transporté par l’appât du gain, la manne qui venait de lui tomber entre les mains, se leva, hurla, dansa une carmagnole. Certains hurlant à la mystification menaçaient d’un procès, d’autres sortirent en furie, d’autres encore voulurent la démission du maire. Seul le maréchal des logis impassible regardait le maire et le rappelait à l’ordre : « Monsieur, au nom de l’Empereur, cessez votre libéralisme ou je vous fais arrêter sur le champ ».
La salle se vida rapidement. On n’eut pas besoin d’entendre plus. Puis le notaire éleva la voix. « Monsieur Vignieux ». Je levai la main, il vint vers moi. « "Et je cède le coffret en fer forgé à Monsieur Alexandre Vignieux" ».

http://gargeslesgonesse.20minutes-blogs.fr/

comme jai finis mon livre il y a un mois chaque jour je vous proposerai une page il y en a 130 !!!!

Écrit par : fred | 18 avril 2008

Le poids des mots, le choc des photos, la plaie des amortisseurs de Polo.

Fichtre et diantre, ce volume de volumes et assez effrayant.
Combien d’écrits vains dans ce coffre à jouer sur les mots ?

Bises.
Olivier

Écrit par : Olivier Van Caemerbeke | 29 avril 2008

je ne sais pas combien de mots et de peine et de joie on y trouvera seul la dernière page le sait !!! et elle se tait.......

Écrit par : fred | 29 avril 2008

Ouille ouille ouille ! Quand je pense que dans ce tas, il doit y avoir le mien (de roman)...
a bientôt
tonie

Écrit par : tonie behar | 12 mai 2008

j'ai finis le bouquin bref et hop

Écrit par : fred | 14 mai 2008

J'espère que tu n'as pas plus d'un passager!

Écrit par : Stefphyo | 21 mai 2008

C'était pas sympa de laisser toutes vos questions en suspens. Mais je ne sais pas par quel bout les prendre. Alors oui, il y a dans cet amas des livres de gens que vous connaissez ou que vous avez signés. Et il y a de bonnes chances pour que je passe à côté. Car ce que vous ne voyez pas, c'est que je reçois un nombre aussi impressionnant directement à la maison. Une seule chose à dire aux écrivains épouvantés : prenez-vous en à vos éditeurs ! Sur une rentrée littéraire de 700 livres, ne vous leurrez pas : un journaliste honnête lira une cinquantaine de livres et c'est tout. Sachant qu'il y en a une bonne vingtaine que nous lirons tous parce qu'ils font partie des "livres attendus" ou des "livres qui feront la rentrée". On en connaît déjà les titres et les auteurs...
Quant aux passagers, je ne transporte pas plus de monde qu'un bon VRP !
:-)

Écrit par : Karine | 29 mai 2008

Les commentaires sont fermés.

 
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