Avertir le modérateur

16 mars 2008

Le salon du livre évacué !

Il y a vraisemblablement eu  un appel anonyme et l'organisation du salon n'a pas voulu prendre de risques ce dimanche où l'affluence était maximale au salon (apparemment plus de 15 000 personnes, mais ce n'est pas un chiffre validé ).

La suite, les photos sont , surle blog d'Arte auquel je collabore pour la durée du salon.

 

J'y étais, bande de petits veinards : vous allez donc profiter de mes célèbres photos floues...

15 mars 2008

le livre électronique et l’avenir du livre-papier

Il revient ! Abandonné pendant la première bulle de l’internet au début des années 2000, le livre électronique est de retour et cette fois ci pour de bon. Pour preuve, le Salon du livre de Paris en a fait l’un des thèmes phares de cette édition. Exit le papier ? Certainement pas pour tout de suite. Le secteur est encore embryonnaire : moins de 5000 supports de lecture auraient été vendus en France jusqu'à présent, toutes marques confondues. C'est une estimation, les chiffres sont encore jalousement gardés, sans doute trop riquiquis pour faire l'objet de fanfaronnades. Mais les vrais débuts datent seulement de la rentrée, avec l'offre couplée "abonnement au journal+ reader" des Echos.

 

8c7032c4241ec6eb9bcfc27177727c59.jpgMais bientôt, le lecteur aura le choix d’acheter un livre ou de télécharger un texte, qu’on appellera un « livrel », et qu’il lira sur un support numérique. Plus de gros livres dans son sac, on pourra embarquer sa bibliothèque en vacances, contenue dans le lecteur numérique, et réduire les encyclopédies au poids d’une plume. Imaginez le rêve pour une journaliste littéraire qui reçoit une benne de livres entre juin et août de chaque année (la fameuse livraison de la rentrée littéraire, toujours en progression)

 

 

 

 

 

Les étudiants américains y ont déjà trouvé des avantages significatifs en allégeant leurs sacs de cours. Voilà déjà une perspectiveceea5d47a927e7df4708390e52134ce9.jpg réjouissante pour les cartables des petits Français. Qu’on le veuille ou non, le livre à télécharger est bientôt une réalité. Mais si on voit encore peu (sinon pas du tout) de lecteurs dans le métro, c’est parce que les éditeurs français s’y mettent à peine.

 

 

 

 

 

98cd195d9f3c909e3f2569859cd1a730.jpgGoogle qui numérise des bibliothèques par pans entiers les inquiète, mais les succès américains et anglais de ces nouveaux modes de lecture les encouragent : aux Etats-Unis, Hachette propose déjà tous ses nouveaux livres en version téléchargeable. Le démarrage en France s’est fait du côté de la presse, avec la version e-paper des Echos lancée en septembre dernier.

 

 

 

 

 

Une fois les questions du droit d’auteur et de la chaîne de distribution du livre réglées, le prix des « readers » qui coûtent encore plusieurs centaines d’euros sera le dernier frein à la généralisation de ces lectures numériques.

 

Un sujet sur lequel on reviendra souvent sur ce blog... 

 


14 mars 2008

20 minutes for ever, Arte.tv pendant le Salon du livre

Ca ne vous arrive jamais, à vous, d'être invités chez des amis ?

Pendant la durée du Salon du livre, je participe au blog d'Arte pour raconter tout ce qui se passe sur l'espace des Lectures de dem@in. Je le confesse, je suis juste totalement mordue par les TIC. Le livre numérique, la dématérialisation, les nouveaux supports, l'avenir des médias... c'est mon "dada".
Ca tombe bien, j'anime quelques unes des rencontres proposées sur cet espace.

Le blog d'Arte, c'est là : http://blogs.arte.tv/livraisons/frontUser.do?method=getHomePage&blogName=livraisons

Enfin le don d'ubiquité permis par les blogs... 

20:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

13 mars 2008

Les héros flous de Joël Egloff

Vous a-t-on déjà pris pour quelqu’un d’autre ? Le héros du nouveau roman de Joël Egloff, lui, ça lui arrive tous les jours. L’Homme que l’on prenait pour un autre (Buchet-Chastel) raconte l’histoire d’un homme qui justement n’en a pas, d’histoire, puisqu’il est sans arrêt embarqué dans celles des autres. Quand un ancien malfrat le reconnaît comme Le Pouilleux, son copain de cellule, il devient ce camarade. Le facteur le prend pour un certain Pierre Simon ? Après s’en être défendu en vain, il finit par capituler, devient cet homme et reçoit les lettres d’amour destinées à ce monsieur Simon. Et le jour où, un peu ivre, il se trompe d’étage en croyant rentrer chez lui, il endosse en fait la peau d’un père de famille enfui plusieurs mois.

Le livre raconte au fond que nous ne sommes peut-être que ce que notre entourage projette sur nous, avec son lot de fantasmes, d’intentions et d’attentes. Avec simplicité et absurde, ses armes favorites, Joël Egloff pousse l’expérience jusqu’à son paroxysme en dépouillant son personnage de tout for intérieur. Ses personnages, poétiques à force d’être largués, sont embringués sans révolte dans des vies qu’ils ne choisissent pas. L’Homme que l’on prenait pour un autre distille ce charme léger, teinté d’humour et de désespoir, qui en fait un livre terriblement attachant. C’était aussi le cas du héros de l’Etourdissement, formidable roman publié en 2005 pour lequel l’auteur a reçu le Prix du Livre Inter.

Karine Papillaud

13:35 Publié dans Chroniques express | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Egloff

11 mars 2008

La littérature ? Un truc de sportifs...

Trouvé dans le Livres Hebdo daté 7 mars 2008 :

 

Un combat de karaté vaut mieux qu'un procès

Publié le 07 mars 2008 par ca

(Photo : Thomas Gunzig et Luc Pire © C. Andreucci)

Dans les allées de la Foire du livre de Bruxelles, l'éditeur Luc Pire et l'écrivain Thomas Gunzig ont joué les droits d'un livre lors d'un combat de karaté jeudi 6 mars. Sorti vainqueur, l'auteur a récupéré les droits de « Carbowaterstoemp ».

Foire du livre de Bruxelles, jeudi 6 mars, 18 h : en deux rounds d'une minute trente chacun, l'écrivain Thomas Gunzig a battu l'éditeur Luc Pire lors d'un combat de karaté, sous les applaudissements de la foule.

L'écrivain récupère ainsi les droits de son recueil de nouvelles, Carbowaterstoemp, publié en 2005 par les éditions Labor dans leur collection « Espace Nord ».

Un différend l'opposait à l'éditeur Luc Pire depuis que ce dernier a racheté, fin 2007, Labor Littérature. «Je voulais rassembler tout ce que j'ai écrit depuis quinze ans chez mon éditeur actuel, Au diable Vauvert, pour une question de cohérence », nous a raconté l'écrivain.

S'il estimait que la demande de Thomas Gunzig était « légitime », Luc Pire souhaitait néanmoins garder son livre dans le catalogue qu'il venait d'acquérir.

La négociation entre les deux hommes, par ailleurs amis, restait au point mort.

Apprenant dans la presse que Luc Pire pratiquait le taekwondo, Thomas Gunzig, adepte du karaté, lui a proposé de régler leur désaccord lors d'un combat.

« C'est mieux que d'aller au tribunal, et nous restons amis », ont déclaré les deux hommes en kimono à l’issue du duel.

 

13:25 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (4)

10 mars 2008

L'étonnant théorème d'Almodovar

Le lecteur sera-t-il à la hauteur de ce roman pas comme les autres ? Le Théorème d’Almodovar(Gallimard) d’Antoni Casas Ros est l’un des meilleurs premiers romans de janvier, qui exige le meilleur de l’imagination du lecteur.

Il raconte l’histoire d’un jeune mathématicien défiguré lors d’un accident de voiture, où sa petite amie a trouvé la mort. Depuis sa terrasse non loin du port de Gênes, il médite, devient écrivain et invite le lecteur dans son rêve. Il rencontre Almodovar, persuadé que le « freak » qu’il est devenu représente l’apothéose de l’œuvre du cinéaste, aime un transsexuel artiste qui lui modèle un masque, et adopte le cerf, créature fantasque, à l’origine de l’accident.

Rien de voyeur, obscène ou graveleux dans le récit de cet homme qui mélange rêve et réalité pour récrire sa vie. Mais qui est Antoni Casas Ros ? Personne ne sait vraiment. Est-ce son histoire ? Il semblerait. Parfois un peu erratique dans son déroulement, son roman est riche d’un souffle étonnant.

09 mars 2008

Ne nous gênons plus !

Il y a des gens précautionneux, tout de même. Une libraire qui officie régulièrement comme chroniqueuse sur LCI publie son premier roman. Les temps sont durs, et le caddie de plus en plus cher, alors pourquoi se contenter d’écrire le livre quand on peut EN PLUS, en proposer la critique ?
J’ai reçu cette chronique formidable dans une newsletter quotidienne qui s’appelle LivreEssentiel. Manifestement, ce sont des libraires qui la produisent, ainsi que les notules proposées.
Le billet ci-dessous se savoure comme une bouchée au chocolat. Lisez bien cette critique plus qu’élogieuse, et ensuite, je vous dévoilerai le nom du livre et celui de son auteur !

« Ce livre vous est conseillé par Xavier Moni et Karine Henry de la librairie "Comme un roman" :
 
1db1637c4982801ef840c55c965afa21.jpgA l'image d'une première scène saisissante, voilà un roman à la fois poignant et troublant. A travers les portraits croisés de deux soeurs que tout oppose ou presque, l'une voulant écrire l'autre cherchant tout simplement à vivre, ce récit explore les chemins de la création et pose la question des moyens aboutissant à l'oeuvre.
Servi par une écriture tendue à l'extrême, voici roman fascinant qui vous prend par la main et ne la lâche plus jusqu'à la dernière ligne. Un des grands livres de cette rentrée 2008.

Xavier MONI-Karine HENRY
Librairie "Comme un roman"
39, rue de Bretagne 75003 PARIS
»

 

 « Un des grands livres de cette rentrée 2008 ». Mazette ! Karine Henry sait de quoi elle parle… puisqu’elle a justement écrit ce livre !
C’est ainsi que Xavier-Moni-Karine-Henry, deux libraires associés, ont signé cette note épatante sur La Désoeuvre (Actes Sud) de Karine Henry, note qui n’a, de fait, aucune espèce de valeur esthétique ou critique, mais tient plutôt de la retape commerciale la moins finaude. Pas très bien traité, le lecteur, dans cette histoire…

Un auteur qui publie est une boule d’angoisse. A fortiori quand il s’agit de son premier roman. Les tentations doivent être grandes de « pousser » un peu le mulet dans le pâturage. Mais… tout de même ! On peut imaginer, à partir de cette note presque passée inaperçue, qu’il y a bien des choses dont l’auteur pourrait être capable pour qu’on parle de son livre. J’en comprends le mobile, pas le passage à l’acte.

La loi des mélanges qui régente une large part des relations entre l’édition et les médias ferait-elle perdre tout sens de… quoi, déjà ? déontologie, élégance, morale, pudeur, savoir-vivre, bon sens, fierté… choisissez ce qui vous convient le mieux. La balourdise de Karine Henry est juste un exemple dans un système. Doit-on compter sur l’amabilité confraternelle pour faire « carrière » ? Le talent ne peut-il suffire à un romancier, tout chroniqueur télé ou libraire qu’il soit ?

Il est peut-être bon, votre livre, Mme Henry. Pour ma part et ne pas vous mentir, je ne suis pas allée bien loin dans la lecture, mais ce n’est pas par mauvais esprit, sincèrement : ni son genre  ni son style ne sont de ceux qui m’agrippent ou m’emportent. Et ce serait de mauvais goût que je m’adonne à une petite critique : vous l’avez si bien écrite vous-même.

07 mars 2008

La culture dans les JT… oui mais laquelle ?

Un mauvais coup pour la télé publique en ces périodes de coupes blanches dans son budget pub : le JT de TF1 évoque plus volontiers des sujets culturels que celui de France 2 !

A l’appui, une étude de l’INA, commentée par Erwan Desplanques dans le dernier numéro de Télérama.
C’est ici :
-La culture fait son cinéma dans les JT
    A l'heure où la suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévisions est à l'ordre du jour, cette nouvelle édition d'Ina'Stat fait le point sur l'offre culturelle des JT.
    Quasi quotidienne sur toutes les chaînes, la page culturelle des JT fait preuve, d'une année sur l'autre, d'une stabilité remarquable, disputant avec le Sport, la 4ème place du volume global d'information. Avantage pour le service public qui fournit, avec ses 2 chaînes, plus de la moitié de ses sujets.

A suivre sur :
http://www.ina.fr/observatoire-medias/ina-stat/index.html


-"Avec un peu de méthode et une bonne calculette, on parvient à de curieux résultats : le JT de TF1, par exemple, parle plus de littérature que ceux de France 2 et France 3. Et v'lan pour le service public et son prétendu mieux-disant culturel ! Le chiffre est révélé par le baromètre de l'Ina, qui surveille rigoureusement les JT, nous renseignant aujourd'hui sur la place tenue par la culture en 2007.  Résultat : une moyenne de 7% du nombre des sujets, ce qui n'est pas très étonnant (ah, la traditionnelle pastille culturelle, coincée entre le sport et l'image insolite, en toute fin du journal...). On notera toutefois un très net avantage pour le cinéma (un sujet sur quatre) et la musique (16,6%), disciplines populaires par excellence, donc largement récompensées par les JT. Ensuite vient - loin derrière - le spectacle vivant (10% des sujets "culture"), plus présent sur le service public que sur les chaînes privées. A l'inverse des expos et de la littérature, davantage abordées sur TF1 que sur France 2 et France 3 (à méditer au moment où le service public se cherche une spécicifité).

Dans l'ensemble, le livre est peu gâté par le journal télévisé, avec 82 sujets en tout - c'est-à-dire moins que la mode (87) ! - dont 15 consacrés à Harry Potter. En gros, l'écrivain génial qui vend moins de 100.000 exemplaires n'a pas tellement sa place au JT. L'étude de l'Ina montre aussi le peu de variété et d'audace des sujets, qui suivent globalement l'agenda culturel (sorties de films, concerts-événements, festivals, ...), s'offrant rarement le luxe de parler d'un artiste suite au seul coup de coeur d'un journaliste. Dernier constat : "le grand oubli" de l'architecture, avec seulement 2,2% des sujets culturels."

Erwan Desplanques
(http://television.telerama.fr/television/26272-la_culture_dans_les_jt_ina_donne_les_chiffres.php)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu