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30 janvier 2008

Bisque bisque rage

Le dernier Chuck Palahniuk s'appelle Peste (Denoël) et il est consacré à la vie d'un homme étrange atteint de... la rage. On va mettre ça sur le compte de la traduction. D'ailleurs, le titre anglais est "Rank", "Rant" le surnom du bonhomme, mais aussi un surnom qui rappelle le bruit qu'on fait quand on vomit. Ah oui, c'est Palahniuk, en même temps. Un livre décapant et venimeux, mais très digeste !

 Peste est un coup de poing qu’on n’attendait pas. L’auteur de Fight Club y crée un mythe urbain à travers son héros, Buster Casey. Ce drôle de type dont tout le monde parle dans le livre mais qui n’apparaît jamais, participe la nuit à des courses de voitures. Leur but : provoquer des crashs. Son histoire est racontée par une série de témoins qu’on croise et recroise. Un peu comme un simulacre de reportage où chacun apporte sa version, même contradictoire. Palahniuk est journaliste, on le soupçonne de se moquer un peu de son métier à travers cette forme déroutante et rapidement hypnotique.

Buster, alias Rank Rant pour les intimes, est aussi et surtout un fléau vivant. Il est en effet responsable de la plus terrible épidémie mortelle de cette époque futuriste, portée par la rage : rendu accro dès l’enfance aux venins de serpents, d’araignées et autres morsures de rongeurs, il en est devenu porteur « sain » .  Tout cela est étrange, inquiétant et parfois horrible comme l’auteur aime et sait faire.

Mais ce huitième opus est aussi addictif comme une morsure de veuve noire. D’abord, il est truffé d’un humour irrésistible : dans Peste, les déjeuners de Thanksgiving sont l’occasion de se débarrasser des personnes âgées de la famille. Mais surtout, l’écrivain y dissèque une société urbaine qui ressemble à la nôtre, avec un plaisir contagieux, en intégrant cette fois-ci une dimension chamanique. C’est inédit chez lui. L’occasion de questionner les relations entre le présent, le passé et le futur, mais aussi entre la fiction et la réalité, en évitant tous les clichés du genre.

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Commentaires

Pour information, le traducteur n'est jamais décisionnaire du titre de l'ouvrage qu'il traduit.
En outre, le titre original est "Rant" et non pas "Rank".

Écrit par : Buster | 08 février 2008

Merci Buster, il s'agit effectivement de Rant. Ma coquille "rank" vient sans doute du fait que je suis plongée en ce moment dans l'univers du web et son vocabulaire (livre sur Facebook juste achevé). Et que j'ai joyeusement mélangé le "page rank" avec le nom du personnage. hé hé !
Merci Buster II, j'espère qu'on sait déjà que le traducteur ne décide pas des titres. La responsabilité échoit notamment à l'éditeur, mais ça peut être compliqué, me semble-t-il. Mais si doute il y avait, vous l'avez dissipé.

Écrit par : Karine | 08 février 2008

Suis en train de le lire .... J'adore ... C'est décapant !
Cela me rappelle un bouquin de Tom Robbins "Féroces infirmes, retour des pays chauds". Humour féroce, lui aussi.

Écrit par : christian | 05 avril 2008

merci pour recomender cet bouquin, maintenant je viens de la biblio et je viens de le prendre, je hate de le commencer, s`il fait une reference de la notre societe je pense q ca va me plaire, je vous raconte, merci encore

Écrit par : emule | 23 octobre 2008

Les commentaires sont fermés.

 
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