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31 juillet 2007

Concours de nouvelles

Avis aux futurs écrivains ! Je viens de recevoir le communique de presse ci-dessous et je connais déjà un ou deux lycéens qui pourraient prétendre à concourir. Lancez-vous à la rentrée !

Festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs 2008

Collégiens et lycéens pourront s’inscrire au Concours d’écriture de Nouvelles 2008 dès le 14 septembre 2007

Clôture des inscriptions le 29 décembre 2007



Dès le 14 septembre 2007, le Festival international du livre et du film « Saint-Malo Etonnants Voyageurs », qui se déroulera du 10 au 12 mai 2008, lancera officiellement  les inscriptions à la 19ème édition de son Concours d’écriture de Nouvelles.

Bénéficiant de l’agrément du Ministère de l’Education Nationale et du soutien des Espaces Culturels E.Leclerc depuis huit ans, ce concours suscite un enthousiasme croissant de la part du jeune public : pas moins de 3  920 collégiens et lycéens se sont inscrits en 2007 !
Les participants, âgés de 11 à 18 ans, devront imaginer la suite d’un des deux débuts de nouvelle proposés par Jean-Claude Mourlevat sur le thème de l’aventure et du voyage.
Les meilleurs textes seront édités dans un recueil tiré à 62 000 exemplaires et distribué gratuitement pendant le Festival ainsi que dans les 125 Espaces Culturels E.Leclerc.


En route vers l’aventure !
Pour cette édition 2008, les écrivains en herbe pourront s’évader et imaginer la suite de l’un des deux débuts de nouvelle rédigés par Jean Claude Mourlevat sur le thème de l’aventure et du voyage. Auparavant comédien, Jean Claude Mourlevat, trouve sa vocation en 1997: écrire pour les enfants.  Il reçoit en 2006, le prix France Télévisions, pour son roman Le Combat d’Hiver paru chez Gallimard. Jean-Claude Mourlevat sera le parrain et président du jury de cette nouvelle édition.
Pour participer, rien de plus simple : les jeunes de 11 à 18 ans peuvent s’inscrire via leur établissement scolaire ou individuellement sur le site http://www.etonnants-voyageurs.net/.
Ils auront jusqu’au 14 janvier 2008 pour rédiger et envoyer leur texte de 4 pages dactylographiées à :


Des jeunes plumes édités à 62 000 exemplaires

Chaque académie participante réunit un jury régional composé de membres du rectorat et de professeurs pour élire les meilleures nouvelles. Les premiers lauréats de chaque académie concourront au niveau national et verront leur nouvelle publiée dans un recueil au format livre de poche.
Edité par les  Espaces Culturels E.Leclerc à 62 000 exemplaires, ce recueil des meilleures nouvelles 2008 sera distribué gratuitement sur le Festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs et dans les 125 Espaces Culturels E.Leclerc. Il sera également disponible, sur simple demande, auprès d’Allo E.Leclerc au 0810 870 870.

Présidé par Jean Claude Mourlevat, le jury national élira en avril  2008 les cinq gagnants nationaux. En plus de bons d’achat à valoir dans les Espaces Culturels E.Leclerc, ils recevront un lot de livres offerts par Gallimard et seront invités avec leur famille à la cérémonie de remise des prix qui se tiendra le samedi 10 mai 2008 au Festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs.

30 juillet 2007

Courjault/Pingeot : une affaire ?

Voilà un petit scandale peu banal : un livre défraie la chronique plus d’un mois avant sa sortie. Il s’agit du nouveau livre de Mazarine Pingeot, Le Cimetière des poupées (Julliard). On reproche à ce livre qui sort le 27 août, de s’inspirer de l’affaire des bébés congelés du couple Courjault, alors que le jugement n’a pas été rendu.
Ca tombe bien, je suis en train de le lire. Arrivée p 105 du livre, je n’avais toujours pas fait le lien avec l’affaire quand un ami m’a poussé le coude pour me réveiller et me ramener à de saines lectures journalistiques : rue89, le figaro, etc. Mais c’est qu’ils sont drôlement agités les confrères ! Serait-ce le mauvais temps parisien qui les met dans un tel état de hargne, forcés qu’ils sont de rester dans la Capitale, à peine consolés par l’émoustillante perspective de faire du vélo sur les nouveaux engins de Delanoé ?
Je me suis donc intéressée de plus près à ce qu’on va appeler sans essayer de rigoler « l’affaire Pingeot ».

Je vous renvoie à l’article du Figaro qui raconte comment une pétition a été lancée par les proches de la famille Courjault. 200 signatures auraient déjà été recueillies dans le chinonais, terre d’origine de la mère présumée enfanticide. Pour un livre qui, précisons-le encore, sort le 27 août ! Il y a donc 200 panurgistes qui veulent censurer un texte qu’ils n’ont pas encore lu !!
La réactivité de ces « pas encore lecteurs » est, je trouve, assez inquiétante, et surtout bien écervelée.  On se forme une opinion sur des on-dit et pas sur une information, dans ce pays ? Est-ce pareil avant un vote ou une grève ? Décidément, je devrais sortir mon nez des bouquins.

Tout cela est aberrant.
Alors, ce livre, parlons-en un peu : il raconte à la première personne le désarroi d’une femme « étouffée dans son enfermement intérieur », c’est à dire un peu dérangée et franchement maso. Elle s’adresse à son mari, interlocuteur épistolaire muet et sinistre salaud, pour raconter comment elle en est venue à tuer un de ses bébés.  So what ? D’où croit-on que les écrivains trouvent leur inspiration sinon dans la vie, les gens, la société autour d’eux ? Et depuis quand la liberté de création est-elle devenue si intolérablement transgressive aux yeux du grand nombre (qui, je le rappelle encore, s’insurge contre le contenu d’un livre qu’ils n’ont pas pu lire) ? La création est-elle désormais soumise à des libertés conditionnelles ? On marche sur la tête. Cette histoire rappelle celle qui avait été déclenchée il y a quelques mois autour d'un livre de Philippe Besson qui s'inspirait explicitement de l'affaire Gregory. Même polémique stupide.

Le livre de Mazarine Pingeot n’a rien d’un document, c’est une œuvre personnelle, une pure fiction très loin du fait divers référent. Sur le plan littéraire, j’ai été déçue : on y retrouve certes la clarté sèche, les phrases qui claquent de l’auteur. Mais son écriture emprunte un peu, beaucoup, à celle de Claire Castillon qui peut être sombre, profonde, sourde, acide, hargneusement désespérée. Sauf que Mazarine Pingeot n’est pas Claire Castillon et qu’elle ne parvient pas à suivre son personnage dans son errance intérieure. Les seuls reproches qu’on peut faire à ce livre se situent sur un plan littéraire. Le reste, c’est de la fumée vaine. A moins que l’éditeur n’ait trouvé son compte à laisser enfler une polémique avant la publication.

Ben dis donc, si la rentrée littéraire a besoin de ce sensationnel pour marquer sa saison 2007…

08 juillet 2007

Quelqu'un m'a dit...

Un ami s’est risqué à me faire un reproche sagace, vendredi soir, au cours d'un tête à tête joliment arrosé : « ton blog manque d’impertinence. Tu as la langue beaucoup plus pendue que ta plume». Ah ? mince. Je vais faire des efforts. Du coup, j’ai bazardé ma note sur le Marathon des Mots qui dégoulinait d’enthousiasme. M’en vais le mouliner autrement pour éviter l’effet liqueur. Donc bientôt ici, promis cette semaine. Oui, si je laisse un peu ce blog aux araignées c’est vraiment par manque de temps plus que par désintérêt. Je tâcherai d’être là tout l’été, si ma boîte me prête bien l’ordi portable qu’elle me promet depuis… passons.

Alors l’impertinence. Il est plus facile de se laisser aller à la critique alerte à l’oral. Les écrits restent. Et j’ai toujours quelques scrupules à descendre des textes sans vergogne. J’aime bien argumenter un peu, histoire de « respecter » un peu le travail (long) d’un auteur (qui fait ce qu’il peut). Ce dont on se dispense plus facilement à l’oral. Et puis un détail, Romain : ici j’interviens comme journaliste et mes avis sur tel écrivain ou tel livre sont émis par la journaliste que je suis et pas la vilaine sorcière narquoise que je deviens, une fois ma panoplie de baroudeuse pendue dans la lingère. Mais promis, j’essaierai de me lâcher un peu à l’avenir (proche).


Et pour m'entraîner, une vanne sur la rentrée littéraire à venir. Le livre le plus attendu est celui de Yasmina Reza sur Sarkozy chez Flammarion. Pas encore reçu, désolée. Ce n'était pas ça la vanne. Mais ce que je peux vous dire, c’est qu’en publiant chez Flammarion plutôt que chez Albin Michel, son éditeur habituel, l’auteur échappe à l’horrrrrible jaquette vert fluo qui emballe tous les livres publiés chez Albin. Attention aux rétines fragiles. Qu’est-ce qui leur a pris ? C’est pour être bien repérés dans les piles de livres reçus par les journalistes ? C’est pour faire collection ? Mais ce n’est pas beau du tout ! Et ce n’est même pas un vert à la mode. Ils ont aussi ripoliné Amélie Nothomb ! Que les fans se rassurent, la photo de l’auteure est choupinette. Elle en a de belles mains, Amélie. Je suis dans le livre en ce moment, qui ramène tout droit au Japon.

Il y aura de bien jolies choses à la rentrée. Mais pas de nouvel effet Littell, ou de bombinette à la Houellebecq. A noter, la montée en puissance de la littérature étrangère qui propose de très bons romans dès la fin août. A suivre.

 

 
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