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03 avril 2007

Révolte des Quinquadras

Pas de littérature aujourd'hui mais un coup de gueule, celui d'un ami blogueur, Hervé Resse.
In extenso, son dernier post

Lettre ouverte à Ségolène, à François, à Nicolas (1)

Vous aurez, François Bayrou, 56 ans en mai. Entre temps, vous aurez eu, peut-être, rendez-vous avec l'histoire. Ce printemps vous aurait offert cet incroyable cadeau d'anniversaire: la confiance de vos concitoyens, pour assumer cinq ans leur destinée. Belle trajectoire pour un homme qui, en ses jeunes années, labourait un champ dans le Béarn. Bravo.

Ou bien, ce serait vous, Ségolène Royal. Qui êtes de 2 ans sa cadette. Il n'est guère distingué de rappeler leur âge aux dames. Mais la transparence politique a des exigences... 54 ans à l'automne, vous êtes née un "22 septembre", titre d'une jolie chanson de Brassens. On sait l'enfance difficile qui fut la vôtre. Avoir su dépasser les douleurs des jeunes années, et s'en nourrir peut-être pour bâtir ses ambitions présentes, cette réussite mérite un bravo.

Sinon, ce serait à vous, Nicolas Sarkozy, qu'auraient été remises les clés de la France. Des trois, vous êtes le benjamin. 52 ans aux derniers jours de janvier. Ce serait un beau résultat, pour celui qui nous confie-t-on sur le net, "fut assez mauvais élève, et redoubla sa sixième au lycée public Chaptal". Heureuse destinée qui prouve qu'on peut avec la volonté surmonter un échec. Pour cela, bravo.

Quiconque, de vous trois, sortira vainqueur, symbolisera donc un net rajeunissement de la direction politique du pays, sinon le renouvellement des visages, les vôtres illustrant notre quotidien depuis quelques années déjà. N'importe! Vous arrivez à ces âges où l'on est, - en politique -, "en pleine force de l'âge". Où l'âge n'est pas un frein. Ou l'âge au contraire, vous porte, et jusqu'aux plus hautes responsabilités.

Rien que pour cela, vous avez eu raison, je vous le confirme, d'oser cette voie difficile qu’est la politique.

Car pour ne rien vous cacher, j'ai trois années de moins que le plus jeune d'entre vous. 49 ans. Maîtrise de psychologie, DESS de communication obtenu avec mention dans une des écoles les plus cotées du métier, le Celsa. Mon mémoire de DESS reçut la meilleure note jamais donnée à ce type de travail (du moins jusqu'au millésime 1998... après, je n'ai pas vérifié). Jugé "excellent" par un jury de Docteurs, il circulait encore plusieurs années après, comme une référence proposée aux étudiants (hec, écoles de com) venus observer la culture de cette entreprise de médias où je travaillais alors.

Pourtant, je suis de ces individus qui, à pas même cinquante ans, voient les portes de l'emploi bientôt se refermer, comme celles du pénitencier de la chanson. Toutes les annonces auxquelles je réagis se concluent par les mêmes réponses, standardisées, polies, politiquement très correctes... "malgré tout l'intérêt que présente votre candidature..."

Je m'en étonne auprès de recruteurs. J’obtiens deux types de réponses.

La première émane de ceux qui m'auront répondu: « votre âge? Non !! A 49 ans, fort heureusement, on n'est pas encore "trop vieux" pour ce type de poste!... Simplement, nous avons trouvé un profil correspondant davantage que le vôtre... Voilà tout... » Foin des viles suspicions, mon vieux! "Discrimination"? Vous voulez rire?

La seconde réponse vient de recruteurs "neutres", qui n'évoquent pas ma candidature, mais l'état du marché: « bien sur, que votre âge est un handicap! Sauf exception, personne ne recrute plus sur annonce AU DELA DE 40 ANS!... Alors, 49, vous pensez!! »

Voilà le pays que vous aller diriger, madame, monsieur. Celui où du fait de votre tranche d'âge, on ne veut plus de vous, contrairement à la vôtre... qui pourtant est la même.

Tout le monde évoque la difficile intégration des jeunes de banlieues, les discriminations au patronyme, au faciès, à l'adresse de résidence. Je n'en disconviens pas. Cependant, toutes les études sérieuses entreprises sur ces sujets indiquent que la première discrimination est celle qui touche les seniors. Et semble-t-il, de plus en plus tôt. Pourquoi dès lors, ne s'en préoccupe-t-on pas?

La réponse est simple. Les quinquas pêtent pas les vitrines. Les quinquas crament pas les bagnoles. Les quinquas hurlent pas leur rage et leur haine. Les quinquas se lancent pas dans le slam assassin, ou le rap qui arrache, ou le métal qui tache. Pas que l'envie leur manque, d'ailleurs. Mais les quinquas ont parfois de l'arthrose ou des kilos en trop, et donc pas l'assurance de pétave leur mère aux compagnies de keufs, aux bleus, aux CRS. Alors ils font le gros dos. Serrent les dents. Deviennent peu à peu réacs, aigris, avec au cœur cet autre genre de haine qui monte, et ne se défoule qu'au fond des isoloirs. Ca n'est guère reluisant. Je ne suis pas sûr que la plupart en soient au fond très fiers.

Permettez moi de vous donner un conseil. (D'habitude, j'en vends. Du moins, j'en vendais). Lorsque vous en serez au conseil des ministres du mercredi, quand l'ordre du jour appellera la communication des politiques d'emploi par le ministre du travail, mettez donc les bons résultats au crédit de votre politique. A aucun moment n'allez songer à la présente lettre que de toutes façons vous n'aurez pas lue. Evitez de penser à tous les quinquas, ou quadras, même, cadres ou non, tous plus jeunes que vous, qui sont pourtant déjà trop vieux pour travailler, qu’on a sorti des chiffres par quelque ruse habile. Ca vous gâcherait le plaisir; et notre pays n'est pas en si grande forme qu'on pût s'autoriser à mettre son ou sa présidente de méchante humeur pour des fariboles statistiques...

En revanche, songez-y un instant, tout de même, quand vous en viendrez au volumineux dossier "retraites". Et qu'il vous faudra convaincre les français de travailler cinq à six ans de plus, alors qu'un bon paquet aura déjà été sorti du manège depuis dix ans au moins.

Bonne chance à vous, madame, monsieur, pour ce nouveau job, du moins au meilleur de vous trois, qui aura su décrocher la queue du mickey républicain.

Merci de me retourner vos bons voeux. A défaut de considération, je crois, ou plutôt, je crains, d'en avoir pour l’avenir le plus sérieux besoin.

Votre dévoué Hervé Resse ("pire... mais de moins en moins...")

PS: Si ami lecteur ou trice, tu te reconnais dans ce texte, et que tu as un blog, ou un site, ou une page, je t'invite à faire mention de ce texte, ou le reprendre, ou le signer. Et si on lançait la Grande Révolte des Quinquadras?

Commentaires

Très bien, ce billet. Et c'est sympa de l'avoir repris.

Écrit par : Marilou | 03 avril 2007

Oh comme je me reconnais dans ces lignes. Conseil ressources humaines, expérimentée en accompagnement et suivi de carrières, je travaille aussi en formation interculturelle. De formation universitaire en droit des affaires et un master de psychologie du travail quasi finalisé, Je galère depuis 3 ans, et je ne récolte que quelques missions de courte durée, quand le plan de charge des contacts explose vraiment.
Comme je ne suis active que sur les terrains qui correspondent à mon expertise, les réponses négatives que j'empile régulièrement sont évidemment dues à mon âge : 57 ans.
Outre la déception de ne pas mettre mes ressources professionnelles au service de la société, il faut vraiment un équilibre personnel doté de souplesse et d'adaptabilité pour ne pas me sentir totalement privée d'identité sociale et en marge de la vie sociale de mon pays.
Alors, sans gommer les difficultés des jeunes, des marginalisés, il faut vraiment que le message des quinquas soit entendu : nous sommes des ressources indispensables à l'avenir du pays.
Merci pour votre papier.
Danielle DAGUISE

Écrit par : Danielle DAGUISE | 03 avril 2007

On aimerait bien aussi que des entrepreneurs, des "patrons" témoignent un peu. Pour ma part, il me semble que la question de l'âge est un critère stupide, et de plus en plus aberrant.
Je vois beaucoup de jeunes "popottes" ou qui descendent contre le CPE, veulent devenir fonctionnaires et comptent leurs rtt avant d'avoir vu pousser leurs dents de sagesse.
Et des quinquadras malins, dynamiques, forts d'une expérience, habiles à se renouveler. On prête souvent à ces derniers des convictions archaïques, des méthodes périmées, un immobilisme crispé en attendant la retraite, des tares qu'on repère malheureusement souvent chez les premiers.
Ah mais j'oubliais une chose, sans doute une clef du problème : on ne paie pas un quinquadra comme un jeunot, l'expérience a un prix et une ancienneté coûte chère à déloger. Mais les quinquadras peuvent prétendre à la même douce précarité que les jeunes, non ? Si on leur donne du boulot ici ET là ?

Écrit par : Karine | 03 avril 2007

Je vous conseille la lecture du livre "la révolte des vieux" (éditions A à Z) qui est paru il y a peu et que j'ai lu après en avoir entendu l'auteur chez William Leymergie sur Europe 1. C'est passionnant. Il y est question d'une révolte, en 2019, des 18 millions de personnes de plus de 60 ans que la France comptera alors.
A la fois très drôle et non moins inquiétant.

Écrit par : joly | 03 avril 2007

Je ne suis pas concernée directement, cependant je confirme pour avoir accompagné des personnes en recherche d'emploi, que c'est non seulement une grande stupidité mais bien la réalité; en recrutement les critères prioritaires (cachés) sont encore: l'age, l'origine, la zone d'habitation!
Et si nos entreprises, nos recruteurs définissaient de façon plus présice les missions, les résultats attendus des postes qu'elles ont à pourvoir? Elles auraient plus de chance de trouver chez les candidats les compétences permettant de les atteindre... Sans doute trop simple mais tellement plus efficace et pro.
Merci à vous pour cette lettre, qui montre entre autre que vous avez de réels talents, j'espère que des recruteurs seront à même de les détecter.

Écrit par : virginie | 03 avril 2007

Merci Virginie pour Hervé. En effet, ce garçon a de réels talents, ça ne vous a pas échappé. Vous pouvez lui laissser un petit mot directement sur son site, si vous le souhaitez : http://blog-hrc.typepad.com/ressepire/
Merci encore pour la pertinence de votre commentaire.
K.

Écrit par : Karine | 03 avril 2007

je peux le mettre sur mon blog?

Écrit par : Gillou le Fou | 03 avril 2007

Oui !!!

Écrit par : Karine | 03 avril 2007

Grand Merci à Karine d'avoir blogué ma note, et à vos commentaires. De nombreux blogs reprennent tout ou partie de la note et se sentent directement ou indirectement concernés. Peut-être allons nous y donner une suite?...

Écrit par : Môssieur Resse | 03 avril 2007

Et pourquoi donc ne pas revoir vos prétentions salariales en fin de carrière pour pouvoir continuer à travailler et ne pas se voir objecter d'être trop vieux donc trop couteux ?
Ou alors le système ne le permet pas car il existe des grilles salariales selon l'ancienneté.

Écrit par : Redbeard | 04 avril 2007

@Redbeard
C'est pas un peu interdit par le code du travail de baisser arbitrairement (ou sur un mauvais prétexte comme l'âge) les salaires d'employés qui travaillent dans une boîte avec une ancienneté appréciable ?
Il me semblait, pourtant...

Écrit par : Karine | 04 avril 2007

(...) me rappelle cette chanson de Philippe Clay "la quarantaine", "sortie" l'année de ma naissance : 1971...

http://www.paroles.net/chansons/20840.htm

Comment écrire... Euh... ça ne nous rajeunit pas ! ^^

Bon courage...

Écrit par : AnT, de chez Smith en face | 05 avril 2007

Non, l'âge n'est pas un frein. Enfin, pas pour tout.
Je viens de terminer un livre "la révolte des vieux" qui donne une seconde jeunesse aux sexagénaires. Roman d'anticipation, l'action se passe en 2019, il annonce un mouvement de protestation qui naît sur internet et donne conscience aux "vieux" qu'ils sont nombreux et plus puissants qu'ils ne le pensent. Du coeur à l'ouvrage pour tous !

Écrit par : andré | 06 avril 2007

J'ai 47 ans et en recherche d'emploi depuis un an. J'ai la chance d'en faire dix de moins...
Depuis que j'ai enlevé l'âge de mon CV, déjà je reçois plus de réponses. Ce jeunisme dans
le recrutement est scandaleux, d'autant plus que ceux qui dirigent ce pays et ses entreprises ont souvent plus de 60 ans. La France est un pays étrange, quand t'as 20 ans t'es trop jeune quand t'as 35 t'es déjà trop vieux. Bref on pourrait travailler entre 25 et 35 ans. Quand cessera cette discrimination?

Écrit par : marc | 07 avril 2007

Je ne suis pas du tout concerné par le probléme que vous évoquez ici car je n'ai que 20ans et je suis encore étudiant. Mais ceci ne m'empéche pas de prendre conscience de ce probléme et d'y être trés sensible. Je ne comprend pas comment un société peut se passer de l'expérience!
Comment dans une société ou la plupart de mes amis de mon age suivent une formation dite en altrnance (école et société) on peu "sortir" les plus expérimenté des entreprises!!! Comment les choses vont elles se transmettre! Comment proresser sans référents!
Je suis trés alarmé par cette situation et constate avec effroy que chacun est discriminé sur son critére propre (y 'en a pour les jeunes, y'en a pour les immigrés, y'en a pour les vieux, y'en a pour les Pd, y'en a pour les non diplomés, y'en a pour les "trop" diplomés, y 'en a pour les femmes....liste non exhaustive...) Y a surtout de quoi devenir fou!
Dans les 20 premiéres années de ma vie quand je ne savais pas quoi faire je demandai à quelqu'un de plus vieux que moi car lui savait surement, il avait peut étre déjà fait, et demain je demanderai à qui!
Qui pourra dire si j'ai eu ou pas une bonne idée au sein d'une entreprise si personne n'as d'expérience!QUEL PROGRES SANS EXPERIENCE!!!!!
J'essaye malgré tout à travers mes études, le sport que je pratique à aut niveau, la société que j'ai monté, et l'association que j'ai crée de faire TOUT ce qui est possible pour "BOUGER". Trouver des solutions acquérir une expérience utile....mais dans quelle perspectives.....
Bien à vous (si mon post sucite quelquonque réaction mon mail est a votre disposition: jbjaussaud@free.fr)

Écrit par : J.B. | 08 avril 2007

M. Resse,

Les diplômes ne font rien si ce n'est procurer un certain niveau à ceux qui les ont obtenus.

Nos candidats que vous interpellez ont, tous 3, montré leurs limites à régler ne serait-ce que des problèmes mineurs. Il n'y a donc rien à attendre d'eux dans votre cas.

Pour le reste, je vous conseille la reprise d'un commerce ou d'une petite entreprise; c'est évidemment difficile à réaliser mais au moins après, on est dans le monde réel, celui où la satisfaction d'un vrai besoin nous permet de vivre.

Cordialement.

Écrit par : JG | 09 avril 2007

Belle lettre, j'apprécie beaucoup. D'autant que je suis dans le même cas, à 46 ans je ne connais que trop bien la formule "... malgré tout l'intérêt de votre candidature ...". Heureusement que je ne suis pas au chômage, c'est déjà assez déprimant comme cela...

Il est peut-être un peu hatif de mettre cela sur le dos du pays, je pense que l'inscrire au passif de la plupart des recruteurs chez lesquels sévissent des «modes» suffit largement. Leur faire comprendre que à 40 ans, il y a encore du potentiel. À 50 ans aussi d'ailleurs, et pis même à 60, tiens.

Quant à la remarque de JG, je ne la comprends pas: l'auteur ne regrette pas d'être sans réponse malgré ses diplômes, il regrette de l'être à cause de son âge. Même si le poids des études dans les choix restent trop forts en France, ce n'est pas une barrière étanche. Moi, je n'ai que le Bac, cela ne m'empêche pas de piloter une vingtaine d'ingénieurs en informatique. Par contre, mes 46 ans m'empêchent de trouver d'autres postes...

Écrit par : Yves | 18 avril 2007

Fabius 1er ministre si Royal gagne !?

Écrit par : sophie | 20 avril 2007

je me reconnais bien là , à 41 ans après 23 ans de travail on m'a fait comprendre que j'étais trop vieux, résultat 18 mois de galère avant de retrouver un travail, de nouveau licencié à 46 ans j'ai eu de la chance de retrouver du travail mais cette année ce sera mon 3ème licenciement de ma carrièrej'ai 56 ans et je serais de nouveau licencié et je suis très inquiet pour mon avenir . je pense qu'il faut que tous ces chomeurs de plus de 50 ans fassent entendre leur colère

merci Hervé pour cette lettre, j'espère que nos 2 futurs candidats la liront

Écrit par : martin | 27 avril 2007

Karine! Tu n'écris plus, ou quoi, sur ce blog?? :-))

Écrit par : Môssieur Resse | 02 mai 2007

Karine! Tu n'écris plus, ou quoi, sur ce blog?? :-))

Écrit par : Môssieur Resse | 02 mai 2007

Karine au printemps,elle n'écrit plus!
Mais je lance un sérieux appel:
le samedi 12 avril, je serai là, présente au salon du livre de Caen avec ma jumelle, avec un petit sac en cuir, un portable rose motorola et un beau stylo à la main gauche; on vous écoutera avec attention; si vous voulez même que le soir on vous offre avec ma soeur une place de ciné pour allez voir Très bien merçi, si vous pouvez ?

Et dimanche on vous écoutera aussi!
A très bientôt Karine.

Écrit par : elodie | 03 mai 2007

ouh ouh, il y a quelqu'un ;)

Écrit par : e.t | 10 mai 2007

Elle revient ! A tout à l'heure...

Écrit par : Karine | 10 mai 2007

Ah ! Ca faisait vraiment long. Moi aussi je serai dimanche aprem dans les couloirs du salon du livre de Caen, j'espère te voir !

Écrit par : cuné | 10 mai 2007

@Cuné
Ben justement ce soir, je planche sur l'une des Tables rondes que j'y animerai : La conquête religieuse, du théologique au politique. Les invités sont passionnants, à condition que je ne foire pas trop ma présentation. On parlera du film Jesus Camp puisque j'aurai un spécialiste de l'évangélisme parmi les trois débatteurs.
Sinon, Cuné, je ne vais pas décoller beaucoup du petit café, au sein du château, où mon camarade Baptiste et moi animons des petites rencontres avec des auteurs.

Écrit par : Karine | 10 mai 2007

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