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21 mars 2007

Comment se faire éditer ?

Serions-nous tous des écrivains clandestins ? Heureusement non, mais nous côtoyons tous, à défaut de toujours les connaître, des auteurs qui se rêvent écrivains mais qui n’osent pas se lancer dans l’aventure d'une publication. La plupart du temps, ils ont raison de s'abstenir... Alors ils ouvrent des blogs. Ils ont raison aussi, ça fait la plume. 

J'avais fait un récapitulatif sur la question pour le journal du salon du livre 2006. Devant l'intérêt constant que vous manifestez pour la question, j'ai sélectionné les principaux éléments ci-dessous. Ensuite, à vous les commentaires !

 

Avant publication

Relisez-vous !

Faites la chasse aux fautes d’orthographe qui, trop nombreuses ou trop grossières, peuvent décourager la lecture.

Faites lire votre texte

Eh oui ! Le passage à l’écrit est une démarche importante pour qui se lance. A vivre dans son histoire, enfermé dans la bulle de l’écriture, on perd le recul qui permet de juger les qualités réelles d’un texte. La confusion naît de ce qu’on ne fait plus la part des choses entre le plaisir pris à écrire et celui que les autres prendront à vous lire. C’est alors qu’interviennent les amis, les vrais, ceux en qui on a une vraie confiance. L’important n’est pas seulement de pouvoir compter sur leur soutien indéfectible, qui sera utile dans les phases suivantes, mais de compter sur leur jugement sincère. La valeur de l’écriture tient souvent beaucoup plus à ce qu’elle a permis de libérer par la confession et la confrontation avec soi. La valeur littéraire est une autre affaire.

Protégez votre manuscrit

Si votre entourage, très très enthousiaste, et votre envie, irrépressible, vous encouragent à tenter la grande aventure de la publication, pensez tout d’abord à protéger votre texte. Il serait mortifiant de l’envoyer à tous les éditeurs et de retrouver ultérieurement des idées ou des tournures que vous reconnaissez comme vôtres dans les textes des autres. Réflexe paranoïaque ? La prudence est de mise et, à ce stade de votre démarche, un peu de rigueur et d’organisation sont toujours un bon pli à prendre. Il est donc conseillé d’envoyer sous pli cacheté son tapuscrit à un notaire ou à la Société des Gens de Lettres qui, moyennant une somme de 45€, conserveront votre œuvre cachetée pendant 4 ans.

Se faire connaître

Les concours littéraires

Les médias s’étourdissent à parler de prix littéraires qui naissent plus vite que des champignons et s’éteignent parfois plus rapidement que des feux follets. On a même connu des prix qui ont été créés sur mesure et a posteriori pour des livres qu’on souhaitait célébrer… Bref, les prix ne manquent pas mais ils concernent des livres déjà publiés, ce qui n’est pas encore votre cas. Pensez aux concours de romans, de poésie ou de nouvelles. Des revues organisent des concours, généralement de nouvelles, comme Le Matricule des anges, le Coin des poètes ou Hauteurs. Très nombreux un peu partout en France, les concours sont plus ou moins bien dotés : le Prix Calypso propose la publication du texte du lauréat et une soirée de lecture en son honneur ; le Prix Pégase, organisé par Maison-Laffitte, récompense son gagnant par 1 600 euros. Un concours remporté est un premier argument pour être repéré et ensuite présenter son livre à un éditeur. Sans compter qu’il s’agit d’une première reconnaissance par des professionnels, ce qui est très encourageant.

Contacter les éditeurs

Voici le moment de retrousser ses manches pour de bon. Il va falloir choisir les éditeurs, préparer l’envoi, organiser le suivi et surtout, décider comment s’y prendre.

Méthode classique

La première solution est d’envoyer simplement son manuscrit par la poste, accompagné d’une lettre de présentation. Soyez concis, sobre, évitez les effets de style ou la survente de votre texte. N’oubliez pas que les éditeurs sont des professionnels du texte et de la phrase !

 Il va de soi que vous n’envoyez pas l’original de votre œuvre mais un exemplaire photocopié et dûment dactylographié : aucun éditeur ne se donnera la peine de déchiffrer votre écriture. Ecrivez plutôt votre texte sur ordinateur, imprimé sur le recto des pages avec un interligne aéré et de larges marges : une présentation agréable et sobre rendra votre texte facile d’accès et donnera envie de le lire. Il est inutile de joindre une disquette, avant un premier avis –favorable- de l’éditeur contacté.

 

A l’américaine

Plutôt que d’envoyer l’intégralité de votre texte, surtout s’il compte plusieurs centaines de pages, vous pouvez préférer envoyer des extraits ou même un synopsis. C’est ce que l’on appelle un démarchage à l’américaine. Cette méthode permet d’économiser les frais de photocopies et d’envoi à l’expéditeur, et de réduire les coûts postaux à l’éditeur qui, en cas de refus, n’a pas à renvoyer un lourd manuscrit mais une simple lettre de remerciement.

Dans tous  les cas, tenez un planning rigoureux de vos envois. Vous aurez contacté une dizaine d’éditeurs en moyenne, il est important de noter dates, noms et adresses dans un fichier. Relancez par écrit ou par téléphone les éditeurs qui ne vous auront pas donné de nouvelles (pour une réponse positive ou non) après trois mois.

Le plus difficile vous attend désormais : il va falloir être patient, les délais de réponses peuvent être très longs. C’est à ce moment que le soutien de vos amis prendra toute sa valeur.

Si votre manuscrit est refusé 

Relativisez ! Les éditeurs retiennent à peine 1 % des textes qu’ils reçoivent…Si le refus vous est signifié par lettre-type, vous pouvez tenter d’obtenir quelques explications supplémentaires en adressant un courrier de demande. C’est pour vous la chance d’obtenir la critique d’un professionnel sur votre travail et, pour mortifiant que l’exercice de la critique puisse être, il n’en sera pas moins utile et constructif pour vous. Si en revanche, le courrier indique que votre texte a été lu avec attention, et précise les raisons pour lesquelles il n’a pas été retenu, restez-en là et tentez votre chance avec un autre éditeur.

Publier à compte d’auteur

Les éditions à compte d’auteur ne sont pas vraiment des éditeurs mais plutôt des sociétés de service. Il n’existe pas de contrat type, lisez donc attentivement le contrat qui vous sera proposé et n’hésitez pas à faire des comparaisons entre différents prestataires. Vous allez payer pour publier votre livre et les coûts ne sont pas négligeables. N’oubliez pas qu’un auteur qui vend lui-même ses livres ne touche pas des droits d’auteurs mais des revenus. Renseignez-vous auprès de la SGDL ou de la Société des Auteurs Auto-édités.

Cibler son éditeur

Rien n’est plus horripilant pour un éditeur que de recevoir un manuscrit qui ne correspond pas du tout à l’esprit de sa maison. Bon nombre d’aspirants commettent en effet l’erreur grossière d’envoyer leurs textes au petit bonheur. Si vous souhaitez qu’un éditeur s’intéresse à votre texte, faites l’effort de vous intéresser aux siens. Renseignez-vous sur les spécificités des maisons d’édition et prenez le temps de feuilleter leurs ouvrages dans les librairies et les bibliothèques. Les salons sont aussi une excellente façon de se familiariser avec la production d’éditeurs de taille plus modeste. Le contact peut être direct, la conversation s’amorcer. Vous mettez ainsi en place une bonne entrée en matière pour lui envoyer votre manuscrit quelques jours plus tard. Mais surtout ne commettez pas l’erreur de démarcher un éditeur sur un salon : ils ne sont pas venus pour recueillir la prose d’aspirants écrivains, mais pour se faire connaître et vendre leurs livres !

 

Commentaires

Bonjour,

Puisque l'article parle - très honnêtement d'ailleurs - des concours littéraires, je précise qu'il existe toujours le "guide Lire des prix et concours littéraires", éd. Prélude et Fugue/L'Express, dont je suis l'auteur, qui répertorie et présente près de 1950 prix et concours francophones, dont près d'un tiers de concours, ouverts donc aux manuscrits.
Une prochaine édition devrait voir le jour l'an prochain, malheureusement pas avant, mon éditeur étant quelque peu indécis...
Bonne chance à tous...

Bertrand Labes
Guide Lire des prix et concours littéraires

Écrit par : Bertrand Labes | 21 mars 2007

J'eus ouï dire qu'il y avait beaucoup d'efforts parallèles à fournir, et que dans cette masse concurentielle, la plupart des élus n'étaient pas forcéments les plus méritants.

Écrit par : JP | 22 mars 2007

@JP
Vous voulez dire que sans copinage point de salut, que les liens du sang et du cocktail sont plus sacrés que le talent ? Ou alors vous évoquez magie noire, corruption et autres démarchages ?
JP, soyez plus clair...
Je vous donne mon avis : oui, on se demande parfois pourquoi et comment tel ou tel livre a été publié en regard de son indubitable faiblesse. Pour autant, je ne crois pas que les éditeurs publient cyniquement n'importe quoi à la volée : il en va de l'image de leur maison, non ? Peut être, quelques passe-droits... des auteurs-journalistes influents... quelques visages médiatiques vendeurs... des politiques éditoriales erratiques... Mais comme dit dans une note précédente : un génie finit toujours par être découvert. On trouve aussi des éditeurs exigeants.

Écrit par : Karine | 22 mars 2007

Voilà, ça serait de cet ordre là. Après il ne resterait plus qu'à établir des statistiques, ce qui serait bien trop fastidieux finalement, pour connaitre la proportion des éditeurs exigeants.

Mais par exemple, il y a eu une histoire quelques années de celà datant. Quelqu'un (ou un collectif) avait envoyé un manuscrit d'un livre de Marguerite Duras (ou un auteur de ce style) à plusieurs maisons d'édition et partout il avait été refusé.

Écrit par : JP | 22 mars 2007

En effet. Je ne cherche à prendre la défense de personne, mais une parution est toujours le choix d'un auteur dans le cadre d'une époque. Le rapport texte/contexte est très important. Peut être que ce livre de Duras (je crois que c'est elle, je vérifierai), c'est à dire un Duras sans son aura et au début du ras le bol de l'autofiction dans l'ère post nouveau roman, ne correspondait plus aux tendances de l'époque à laquelle il a été proposé. C'est le temps qui fait le classique : on peut avoir l'intuition d'un chef d'oeuvre, mais c'est le temps, parfois injustement, qui le consacrera.
On n'a pas parlé non plus des comités de lecture... Ce sont eux qui rendent les premiers avis. Il sont composés souvent de gens dont ce n'est pas le métier principal, mais qui trouvent là un appoint à un salaire maigre, obtenu dans l'édition ou les médias. Dans cette grande machine qui va du tapuscrit à la librairie, le facteur chance ou hasard prend tout son "sens".

Écrit par : Karine | 23 mars 2007

Bonjour,
Il existe un service d'édition à compte d'auteur à la fois très conviviale et extrêmement bon marché. Je m'en suis sorti à moins de 300 € tout compris pour 30 exemplaires, incluant l'octroi isbn et référencement sur amazon et d'autres. les livres sont disponibles en format papier ou électronique PDF (moins cher). A moi de faire ma promotion auprès des médias et via l'internet...
l'éditeur est www.lulu.com
J'en profite pour faire ma publicité.
Les références de mes livres sont www.lulu.com/content/556491 et www.lulu.com/content/535257

Écrit par : marc | 23 mars 2007

Vous savez ce qu'il vous reste à faire Karine, dénicher le génie et le convoquer dans le bureau de monsieur Birenbaum !

Écrit par : e.t | 28 mars 2007

@e.t
Vous n'avez pas confiance dans le talent de M. Birenbaum pour le trouver lui-même ?

Écrit par : Karine | 28 mars 2007

Lol Karine,
C'est moi Elodie Tougard, c'était une boutade ! En vous lisant "un génie finit toujours par être découvert. On trouve aussi des éditeurs exigeants."
:ma réaction était de penser aussitôt à Guy.
J'aime bien Guy et il le sait ! Dans une vidéo sur daily motion, il dit que trouver le deuxième Marcel PROUST, n'est pas une tâche aisée: http://www.dailymotion.com/visited/search/guy%2Bbirenbaum/video/xrtbv_guy-birenbaum-domaine-dextension-lu
Par ailleurs, je connais des copains de ma génération (15/24ans) qui écrivent super bien et qui l'ignorent !

Au fait Karine, allez-vous cette année au salon du livre de Caen ? http://www.ville-caen.fr/salondulivre/2007/partenaires.htm

Écrit par : elodie | 28 mars 2007

Bonjour Elodie !
Si vos copains ont du talents et moins de 17 ans, qu'ils postulent au Prix Clara, il est encore temps. L'adresse de ma note à ce sujet : http://livres.20minutes-blogs.fr/archive/2007/01/24/nouveau-prix-pour-ecrivains-en-herbe.html
Je vous donne rendez-vous à Caen les 12 et 13 mai prochains. La prog sera sympa, promis.

Écrit par : Karine | 28 mars 2007

Je vais essayer de ne rien rater avec ma soeur...mais je crois ne serai au salon que le samedi.
En attendant, j'ai cours, tout de suite...

Écrit par : elodie | 28 mars 2007

En fait, c'est ça, vous allez i-n-t-e-r-v-i-e-w-e-r, Frédéric Lenoir, votre patron ? ! ?

Écrit par : elodie | 30 mars 2007

bonjours.

Je suis dyslexique, je suis un adulte âgé de 47 ans.
Je suis à ma deuxième dépression (lieu professionnelle), je me suis trouvé
Une passion, ces d'écrire dans la durée 7 romans.

Actuellement je démontre par témoignage écrit sur une
30 pages, que je j'ai vécu et ce que je vis en étant dyslexique.
Cela peut-t-il vous intéressé

(J'ai des personnes qui me corrigent mais écrit)

Amicalement
Stephane

Écrit par : besnard | 16 mai 2007

Cher Stéphane,
Mon travail n'est pas de lire els manuscrits avant publication. Je ne peux donc pas faire grand chose dans l'état actuel des choses. Juste vous souhaiter bonne chance et vous encourager à essayer de vous faire publier. A bientôt !

Écrit par : Karine | 20 mai 2007

@Elodie : eh oui, et c'est fait comme vous l'avez peut être vu par vous-même. Il se trouve que je travaille aussi pour le Monde des Religinos dont le patron est multicarte. Le tirage au sort de l'animation des cafés littéraires du salon du livre de Caen a provoqué cette situation amusante. Ca vous a plu ?

Écrit par : Karine | 20 mai 2007

Rassurez-vous !Assurement: sinon, je ne me serais pas lévée à 6h du mat avec ma soeur, on aurait pas réservé l'hôtel, fait 60kms en vélo pour être décue !
Pour tout vous dire, j'ai totalement craqué pour le charme de P.Vilain.
J'ai bien aimé le Mr qui n'a pas d'ennemi ! Et Cypora, la fan de Dallas, elle une façon de raconter les choses assez insolite !
J'ai apprécié la rencontre avec F.Lenoir etses confrères: mr Ben Barka m'a impressionée, il est spécialiste du mouvement évangélique, est musulman de part son origine tunisienne et sa femme est catholiqu ou protestante je ne sais plus ! Il est gentil comme tout...
J'ai apprécié la dédicace de FOG du Viel homme et la mort pour ma maman adorée!
Bref, que de bons souvenirs; j'ai même rencontré de la famille et des anciens profs!

Écrit par : elodi | 25 mai 2007

Au sujet de l'écrivain dyslexique, je pense qu'il devrait d'abord tenter de se perfectionner. Moi-même dyslexique et non scolarisable pour cette raison, j'ai lutté pour maîtriser le langage écrit, durant des années. C'est un combat de tous les jours, et pour vaincre il faut lutter beaucoup.

Ecrire est le rêve de tous ceux qui sont atteint de ce trouble d'apprentissage du langage écrit. Par revanche sur soi même, sans doute, pour se prouver que l'on vaut quelque chose, qu'on est pas "si anormal" que cela. Mais il faut rester réaliste et en prendre son partit, pour être édité un jour il faut être le meilleur et, avoir un potentiel commercialisable certain.

Comment vivraient les maisons d'édition s'ils n'étaient pas toujours à la recherche du meilleur et de la passion communicative par le verbe ?

Écrit par : Jérôme | 05 juin 2007

Depuis 15 ans j'ai note mes observations sur mon lieu de travail(maison accueillant des handicapes mentaux.j'ai pris ces notes car j'ai ete choque par le manque de respect et les humiliations subis par ces handicapes et parfois meme des maltraitances gravissimes . Je me suis jure de temoigner de leur conditions de vie .je voulais comprendre le comportement d'individus tout à fait ordinaires et meme sympathiques par certains cotes et pourtant totionnaire dans certaines situations. je souhaite aussi temoigher de la difficulte terrible rencontree lorsque l'on veut briser la loi du silence.
j'ai en ma possession mes observations mais aussi mes demarches et leurs reponse et aussi les repercussions que ces demarches ont eues pour moi .
le dossier est donc tres epais et pas toujours parfaitement redige.Il est tape et les preuves sont fournies. Je pense que cet ouvrage ,s'il etait publie, pourrait aider des professionnels dans le desarroi, des familles et contribuer à la connaissance de tout un monde ignore.
pouvez m'aider?

Écrit par : thomas | 30 juillet 2007

et moi qui suis écrivain et publiée -hélas- je vais vous dire autre chose : faut être cinglé pour le job. Faut être débile pour s'enfermer tous les jours, comme ça , sans jamais voir personne, et recommencer-rererecommencer sans jamais sesatisfait Faites autre chose, je vous en supplie. Allez vous rouler dans l'herbe et cueillir les premières jonquilles. Plus rigolo. L'écriture, c'est une malédiction. Regardez le nombre de verbe être que j'ai utilisés ici, : suis une catastrophe.

Écrit par : Anne CALIFE | 07 août 2007

Bonjour, vous n'avez pas l'air d'être une catastrophe; pour vous avoir écouté avec Karine Papillaud au salon du livre de Caen en mai dernier...Mais je me souviens très bien, vous aviez dit que "l'écriture était une fuite".

Écrit par : elodie | 09 août 2007

JP a dit : "Quelqu'un (ou un collectif) avait envoyé un manuscrit d'un livre de Marguerite Duras (ou un auteur de ce style) à plusieurs maisons d'édition et partout il avait été refusé."

Cela corrobore la théorie de l'auteur de ce blog selon laquelle "il y a des éditeurs exigeants". Malheureusement, ils le sont un peu tard, sur le coup...

Fikmonskov

Écrit par : Fikmonskov | 20 août 2007

Bonjour,

J'ai réussi à publier un livre et il me reste 04 manuscrits que je tiens à vendre à des éditeurs qui s'intéressent à l'achat de tapuscrits.
Pensez vous que des éditeurs pareils existent??
Si oui, pouvez vous m'orienter vers ces maisons d'éditions spécialisées??
Merci de me répondre.

Écrit par : bouchakour | 23 mai 2009

Eh bien moi, j'ai une aventure peu commune à raconter.

En 2007, j'ai envoyé un manuscrit au comité de lecture de nombreuses maisons d'édition.
Je n'ai reçu que des refus ; un certain nombre d'éditeurs n'ont tout simplement pas répondu à cet envoi, parmi lesquels “Les Éditions du Bord-de-l'Eau”, sises dans le sud-ouest de la France.
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, quelque temps après, sur le blog de cet éditeur, un éloge de mon manuscrit par le directeur de la maison, M. Dominique-Emmanuel Blanchard :

« J’ai noté que ça arrivait souvent comme ça : après des semaines d’indigences littéraires surgissent, deux, trois manuscrits qui m’enchantent.
Hier c’était “Malateste”, aujourd’hui c’est “Apostrophe aux contemporains de ma mort”.
Que l’on ne s’y trompe pas : il s’agit d’une œuvre réjouissante malgré son titre. À commencer par son style.
L’ai-je assez déplorée cette pauvreté du style dans ce qui tombe dans la boîte postale et sur les messageries de BDL !
Et voilà que coup sur coup le style renaît, ne cesse de renaître de ses cendres (je vous épargnerai le cliché du Phénix, enfin, presque).
Voulez-vous un exemple de ce fameux style dont il m’arrive de rebattre les oreilles des incrédules ? Oui, n’est-ce pas ?
Voici donc :
“Ensuite je ne sais plus, j’ai un trou de mémoire. Je crois que les événements se sont précipités. Qu’on sache seulement que d’assis je me suis retrouvé couché sur le dos, qu’il n’était plus à côté de moi, mais sur moi, et que de paroles entre nous il ne pouvait être question, car il s’affairait à rendre la chose impossible à lui comme à moi.” »

http://domi33.blogs.sudouest.com/archive/2007/12/20/deb-le-style-bordel.html

Je n'ai jamais eu aucunes nouvelles de cet éditeur.

(Heureusement j'ai trouvé il y a peu un autre éditeur).

Écrit par : Un lecteur | 21 novembre 2009

tout à fait d'accord avec votre article

Écrit par : Parier coupe du monde | 10 mai 2010

vos conseils sont extrêmement justes et réfléchis, merci beaucoup

Écrit par : eurosportpoker.fr | 21 juillet 2010

Merci pour vos conseils pratiques.

Écrit par : cyrille mani | 07 septembre 2010

Les commentaires sont fermés.

 
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