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10 novembre 2006

Passeport français

S'il ne revient pas en France avec tout ça... Antoine Gallimard a annoncé que Jonathan Littell venait de gagner euh... pardon, recevoir la nationalité française ! Depuis le temps que le fils de Robert Littell l'espérait. On soupçonnait que son fameux devoir de réserve d'écrivain se doublât quand même d'une petite rancoeur contre l'Etat français qui la lui refusait obstinément. Le Goncourt et le Prix de l'Académie française auraient-ils fini par convaincre ? Mais c'est vrai qu'en ce moment, les Français sont préférés aux Francophones, surtout quand il s'agit de récompenser l'excellence.

Oui, et on le répète encore à tous ceux qui croiraient les télés mal renseignées : ce n'est pas une "prouesse" de la part de ce "jeune Américain" (37 ans, 2 enfants) d'avoir écrit un premier roman entièrement en français : il a été élevé depuis l'âge de 3 ans en france, a fait toute sa scolarité dans l'hexagone, jusqu'à sa majorité, et passé son bac à Paris, au lycée Fénelon. S'il a souhaité être publié chez Gallimard (son manuscrit a été acheté à prix modique par l'éditeur, soit dit en passant), c'est parce qu'il rêvait d'être publié dans la même collection que Maurice Blanchot !

 

Commentaires

J'aime bien ce blog il est sympa, j'espère que vous allez écrire régulièrement
bien à vous

Écrit par : Ocatave | 10 novembre 2006

Merci Ocatave !

Écrit par : kpapillaud | 10 novembre 2006

Préférer les Français aux Francophones, ce n'est malheureuement pas la meilleure façon de diffuser notre langue à travers le monde !

Écrit par : Tanita | 12 novembre 2006

Tanita, vous soulevez un faux problème.
Je ne vais vous parler que de littérature, qui est le véhicule principal des langues. En la matière, le terme de francophonie m'apparaît plutôt comme un cachet de bonne conscience à l'usage des politiquement corrects. La littérature, la bonne, la belle, la vraie, l'indéniable, n'a pas besoin d'appellations contrôlées pour s'ouvrir et se diffuser. On écrit en français, qu'on sot hexagonal, des Etats unis ou d'ailleurs.
Constatez une chose intéressante cette année : trois des plus grands prix ont été décernés à des auteurs qui ne sont pas nés sur le sol français : Alain Mabanckou (Renaudot) est congolais, Nancy Huston (Femina) est canadienne, et Littell (Goncourt), on le sait est américain. Et leurs romans font honneur à la langue qu'ils ont choisie pour écrire. Dira-t-on qu'ils sont francophones ? Ce débat me paraît juste vain. Seules les oeuvres comptent pour diffuser la langue, Tatiana. L'art et non pas les desseins. Les oeuvres et seulement les oeuvres si l'on ne veut pas entrer dans la pensée des ghettos, de la discrimination positive et de la pensée arrêtée.

Écrit par : kpapillaud | 13 novembre 2006

Les commentaires sont fermés.

 
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